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 Projets (PV Paddounette)
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Arnaud Malefoy
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MessageSujet: Projets (PV Paddounette)   Sam 13 Jan 2018 - 13:21
L'année passée s'était révélée être la plus étrange de ma vie. Il n'y avait que quelques mois que je parvenais réellement à garder la tête au dessus de l'eau et je n'avais aucun doute de ce qui m'avait permis de ressortir plus fort de toutes ces épreuves. Nous avions eu des hauts et des bas, comme tous les couples. Pourtant, nous avions tenu bon. Si ça n'avait été pour Elle, je n'aurais probablement jamais pu devenir l'homme que j'étais en ce jour. J'avais fini par surmonter la perte tragique de mes parents et j'étais parvenu au terme de longs efforts à remettre les affaires familiales sur les rails. Seul maître à bord, j'avais pris le parti de miser d'un côté sur des investissements sûrs et de l'autre de proposer des choses innovantes. L'entreprise florissait à vue d'œil et nous n'avions connus de tels bénéfices depuis des années. Bien que certains journaux me qualifient de jeune prodige, j'avais en réalité une toute autre opinion de moi-même. Enfin.

Ce jour là, j'avais avec plaisir abandonné mon costume coûteux au vestiaire et revêtu un jean noir un peu délavé accompagné d'un pull en grosse laine anthracite, le tout à moitié recouvert de mon éternel manteau noir. Malgré tous ses efforts, mon assistante n'avait su me convaincre de changer tout à fait de style. La seule chose que je lui concédais, c'était de porter en toute occasion la chevalière de mon père. Si je le lui avais accordé, c'était davantage pour le plaisir de porter ce souvenir au doigt que pour ses arguments… Mais elle pensait que son discours avait eu quelque effet sur moi et me laissait tranquille au sujet de ma tenue, aussi me gardais-je bien de la détromper.

Ma situation financière était au beau fixe, aussi avais-je décidé de faire quelque chose qui comptait énormément à mes yeux. J'avais longtemps pesé le pour et le contre de ma décision et pris conseil auprès de personnes plus à même que moi de juger du bien fondé de ma démarche avant de me lancer. Ce que je me proposais de faire représentait une somme considérable, mais c'était un projet qui me tenait à cœur. Si je me rendais à l'orphelinat, ce n'était pas simplement pour rendre visite à la femme de ma vie. Non, si je m'y rendais ce jour-là, c'était pour parler affaires. Et puis…

J'inspirai profondément, en effleurant du boit des doigts le carcan de velours dissimulé dans ma poche intérieure, au niveau de mon cœur. Nous verrions bien… Une chose à la fois.

C'est ainsi que j'arrivai, décoiffé par le vent frais d'automne, une main dans ma veste et l'autre encombrée de la mallette contenant ce pourquoi j'étais là. J'étais anxieux, bien sûr, mais s'il y avait une chose que j'avais appris cette année, c'était à avoir davantage confiance en moi et à être moins timide. Je n'avais guère eu le choix, et j'espérais que la conversation à venir tournerait en ma faveur. Lorsqu'enfin on m'ouvrit la porte, je ne m'introduisis pas avec mon traditionnel "Bonjour, je viens voir Paddy." Non, cette fois-ci, je me fendis d'une entrée en matière un peu plus formelle.

"Bonjour. Excusez-moi de vous déranger, mais je souhaite rencontrer la personne responsable afin d'aborder un sujet important."


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Paddy White
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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Dim 14 Jan 2018 - 15:27
Je passe une main lasse dans mes cheveux alors que je referme -un peu trop brusquement à mon goût- la porte vitrée derrière mon dos. Je me retourne, gênée et lance un petit signe de main désolé à la secrétaire, accompagné d'un sourire gêné. Elle me répond par le même geste, l'air de dire que rien n'est grave et enfin, enfin je peux quitter les lieux.

Je m'engage en plein milieu du trottoir, faisant claquer ces horribles talons rouges qui accompagnent ma tenue. Je me sens à l'étroit dans cette jupe de tailleur et je suis certaine qu'elle est plus courte que tous les vêtements standards que le monde ait connu. Je tire sur le tissus noir et lisse de ladite jupe, qui selon Travis, me fait des jambes du feu de merlin et qu'un certain grand brun ne ferait « qu'une bouchée de moi » s'il me voyait habillée comme ça. Oui mais voilà, Arnaud et moi on a pas ce genre de relation... enfin pas encore. Autant dire que ce genre de truc n'a aucune importance pour moi. Et puis, c'est pas comme si on avait eu le temps de s'y intéresser. Avec ce qu'il s'est passé en milieu d'année, on a plutôt été pris tous les deux, lui avec le haras à remettre sur pied, moi avec ma double vie de créatrice de balais/ mi-temps au magasin de Quidditch de Prés-au-lard et Directrice d'un orphelinat avec quinze mineurs à charge. Heureusement que Travis est là.

En parlant de ça, mon portable se met à sonner joyeusement, faisant se retourner un adolescent avec un air moqueur. Je ne peux m'empêcher de lui tirer la langue, ce qui le fait rire, puis reprend ma route le téléphone vissé à l'oreille.

-Hello Travis. Comment ça, « alors » ? J'ai pas le droit à un petit bonjour ?

Je laisse un silence s'installer puis pousse un gros soupir.

- La cata. Comme tous ceux où tu n'es pas venu avec moi. Ouais je sais, tu as un métier avant nous. C'est pas une critique t'inquiètes. C'est juste que démarcher les grands pontes moldus d'Edimbourg pour les rallier à la cause d'un petit orphelinat perdu au nord du pays et créer un mécénat mixte c'est...compliqué... Tu sais très bien que ce n'est pas pareil... Parce que les sorciers comprennent l'importance qu'Alicia a eu dans la grande guerre en abritant des tonnes d'enfants et parce que sortir le noms de certains de nos mécènes suffisent à en rallier d'autres... Je suis presque certaine que pour celui-là c'est mort... Je l'ai appelé Richard, comme si c'était mon grand pote de toujours. Arrête de rire espèce de lutin malfaisant !! Oui, c'est ça, retourne travailler, je vais rentrer vérifier qu'Ellana n'a pas fait brûlé la maison ou n'a perdu personne. On devrait lui donner un petit quelque chose en plus pour toutes les fois ou elle garde les petits pour nous. Elle n'a que seize ans après tout... je sais mais c'est différent... Je suis déjà majeure figure-toi ! Oui à dix-sept ans !... Hum, Travis ? Je suis comme qui dirait au milieu de la rue et les gens me regardent. Je vais juste rejoindre les monstres. A ce soir ? ...Ouais, bonne journée à toi aussi.

Je range le téléphone dans mon sac à main ridicule, mais ça va avec le reste de la tenue, puis je me dirige incognito dans une ruelle peu fréquentée puis transplane à l'entrée de la demeure. Je traverse le grand terrain sans difficulté et vois se détacher une forme noire sur le perron blanc de la maison. Une brise marine me caresse la joue et j'inspire fortement l'air de chez moi avant de monter les quelques marches, juste à temps pour entendre mon amour poser cette question des plus... formelles ? Il vient pour le travail ?

Mes talons claquent sur le plancher ancien du perron à la peinture écaillée alors que je souris presque malgré moi. La situation est plus que risible quand, de derrière Arnaud je peux voir Ellana, un short rose et un t-shirt noir beaucoup trop grand l'habillant, les cheveux et les mains pleines de farines, des cris joyeux de guerre de nourriture provenant de la cuisine. Son air effaré renforce le tableau. Elle n'a pas vraiment l'habitude du ton professionnel d'Arnaud, moi non plus d'ailleurs. Je ne sais pas vraiment pourquoi il l'utilise, mais je décide de rentrer dans le jeu. Si c'est sérieux, autant l'être encore un peu. Et puis... j'ai encore le costume du diable s'habille en Prada, sur moi, donc bon. J'étire mes lèvres rougies par le maquillage léger que je porte, les lunettes sur les yeux et m'éclaircit la gorge.

- Monsieur Malfoy. Bonjour, c'est une agréable surprise de vous voir. Mon sourire s'étire et mes yeux pétillent, je passe à côté de lui sans lui donner le temps de répondre alors qu'Ellana s'efface de l'entrée. Elle a compris le message : le boulot, encore.

Alors que nous entrons dans la demeure, je retire m fine veste, laissant ma jolie blouse rouge, blanche et noire voleter autour de moi. C'est ce que je préfère dans le vêtement et je suis certaine qu'elle, au moins, me met un peu en valeur. J'indique le porte manteau de la main à mon invité.

- N'hésitez-pas à suspendre votre manteau, il fait toujours bon et chaud dans notre maison. Mais suivez-moi, allons dans mon bureau, c'est un peu moins... bruyant.

Je me dirige ensuite au fond du couloir puis déverrouille la porte d'un coup de baguette. Une fois celle-ci ouverte je fais entrer mon inviter puis la ferme brusquement. Ensuite je m'assois et je lui montre son siège dans un sourire. Cette pièce me met toujours un peu mal à l'aise. C'était la chambre d'Alicia. Son bureau. Le mien maintenant. Et le pire du pire, c'est qu'elle est propre, claire, bien rangée. Absolument pas moi. Une fois assise, ma posture se décompose et mon port altier, légèrement condescendant, disparaît comme s'il n'avait jamais existé.

- J'ai conscience que tu ne viens pas voir ta petite amie mais la directrice de l'Orphelinat Cowen mais est-ce que tu m'autorises à être juste un peu moi ? J'ai gardé cette position guindée plusieurs heures et je n'en peux plus. Je frotte ma nuque raide et remet ma jupe en place puis croise les mains sur le bureau.

- Allons-y, que me vaut le plaisir ?


"La magie est partout, dans chaque part de la vie.
L'enfant l'attrape comme une douce maladie,
Elle le façonne, le fait grandir et bien sûr se tarie.
Elle évite l'adulte de peur d'être anéantie.
Mais quand on y réfléchit,
Chaque être cache une petite part de Magie."
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Arnaud Malefoy
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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Dim 14 Jan 2018 - 16:34
Ce fut Ellana qui m'ouvrit, une jeune fille que j'avais pu voir plusieurs fois car elle s'occupait souvent des enfants l'orphelinat pendant que Paddy était occupée. Il fallait bien l'avouer, c'était une énorme responsabilité pour des personnes aussi jeunes, ce qui m'avait également poussé à entreprendre la démarche qui m'amenait ce jour là. Sa tenue me fit lever un sourcil amusé : d'après les rires et les cris qui provenaient de l'intérieur, c'était une véritable guerre pâtissière qui se déroulait derrière ces murs. La petite resta un instant sans voix, manifestement perturbée par mon air professionnel. J'étais moi même un peu gêné, d'autant que nous nous parlions généralement d'un ton aimable, si ce n'était cordial. Je m'apprêtais à m'excuser de l'avoir perturbée ainsi et à lui expliquer que c'était ce qu'on attendait de moi lors de certaines occasions, lorsqu'un claquement caractéristique de talons se fit entendre juste derrière moi.

- Monsieur Malfoy. Bonjour, c'est une agréable surprise de vous voir.

Un large sourit s'installa instantanément sur mes lèvres en reconnaissant le timbre de Paddy et je me retournai... Pour rester figé, bouche bée. J'étais à peine capable de réfléchir tant j'étais surpris du tableau qui se dressait devant moi. Paddy, ma Paddy, que j'aurais pu reconnaître entre mille, dans une tenue que je ne lui avais encore jamais vue. Et pour cause, elle n'affectionnait pas ce genre de vêtements, aguicheurs et tape à l'œil. Pourtant, cela lui allait tellement bien ! Je la fixai sans parvenir à extirper le moindre mot de ma gorge, me contentant de la regarder passer près de moi, l'effluve discrète de son parfum effleurant mes narines. Par Merlin ! Je secouai la tête pour tenter de reprendre une contenance et de remettre mon cerveau en état de marche.

Lui emboîtant le pas, j'essayai de dissimuler mon trouble par une petite toux discrète. Si je m'étais attendu à ça... Eh bien, je n'aurais voulu le manquer pour rien au monde. Elle retira sa veste en dévoilant un vêtement tout aussi seyant que le reste de sa tenue. J'était réellement troublé par l'effort évident qu'elle avait fait et me demandai quelle en était la raison. Elle m'indiqua où poser mes affaires, bien que je le sache pertinemment, entrant ainsi dans mon petit jeu de professionnalisme.

- N'hésitez-pas à suspendre votre manteau, il fait toujours bon et chaud dans notre maison. Mais suivez-moi, allons dans mon bureau, c'est un peu moins... bruyant.

Je hochai la tête et m'exécutai toujours sans dire un mot, retombant sans vraiment le vouloir dans de vieilles habitudes. Sans m’en rendre compte, je la laissai sciemment prendre une petite avance, juste assez pour avoir le loisir de l'admirer à mon aise sans paraître grossier. Bien que sa jupe soit un peu trop courte à mon goût -j'étais convaincu qu'elle avait dû attirer bien des regards vêtue de la sorte- je devais bien avouer qu'elle mettait ses jambes en valeur. Elles semblaient interminables, ainsi allongées par des talons d'un rouge criard mais pas vulgaire. Mon esprit cessa tout à fait de fonctionner et je laissai mon regard remonter lentement sur son corps, sur le galbe de ses fesses et... Holà, Arnaud ! Du calme mon gaillard, me fustigeai-je intérieurement. C'était indigne et elle méritait bien mieux que d'être regardée comme un morceau de viande. Quand bien même c'en fut un de choix et diablement appétissant.

Je virai à un rouge prononcé à cette pensée, à la fois gêné et rattrapé par quelques restes de timidité. J'étais certes bien plus à l'aise dans ma peau, mais tout de même ! Qu'une telle pensée, si grossière, m'ait traversé l'esprit sans y être invitée, voilà qui était tout à fait choquant. J'inspirai à fond mais ne parvint pas à faire disparaître toute trace de rougeur de mon visage avant de lui faire face. Elle s'était assise et je dus faire un effort de titan pour ne pas laisser mes yeux couler là où ils ne devraient pas. Ca n'aurait pas été professionnel. Je me rendis seulement compte à cet instant que j'avais occulté tout ce qui s'était passé entre l'instant où j'avais déposé mon manteau et ce moment précis. J'espérais seulement qu'elle n'avait rien dit, au risque de passer pour un parfait imbécile. Soudain, son expression changea et elle finit par lâcher d'un air mal à l'aise :

- J'ai conscience que tu ne viens pas voir ta petite amie mais la directrice de l'Orphelinat Cowen mais est-ce que tu m'autorises à être juste un peu moi ? J'ai gardé cette position guindée plusieurs heures et je n'en peux plus.

J'étais pour l'heure bien en peine de formuler une réponse convenable et craignais de m'embrouiller, aussi me contentai-je de hocher la tête tout en expirant plus profondément. Des muscles qui s'étaient crispés à son arrivée et dont je n'avais jusque là pas eu conscience se détendirent soudain et je me sentis plus à l'aise.

- Allons-y, que me vaut le plaisir ? demanda-t'elle en redevenant de nouveau elle-même.

Toute gêne s'effaça complétement et je finis par dire d'une voix légèrement enrouée :

"Nous ne sommes pas vraiment doués pour ça, pas vrai ?"

Je m'éclaircit la gorge et m'installai à mon tour face à elle, posant ma mallette sur mon côté du bureau. Certes, nous allions parler affaire, mais je préférais de loin le faire avec la femme que j'aimais plutôt qu'avec cette inconnue intimidante. Certes sexy, mais tellement moins séduisante en un sens !

"Bien. Désolé de cette comédie, mais mon assistante tient à ce que je joue les chefs d'entreprise. Tu as bien vu comment elle est… Enfin. Je m'excuserai auprès d'Ellana plus tard, j'ai l'impression qu'elle ne savait plus où se mettre…"

J'étais vraiment gêné pour elle et concerné par son malaise. Je l'appréciais et cela m'aurait peiné qu'elle me voie différemment à cause de ça. Je me laissai glisser un peu plus confortablement dans mon siège, tentant en vain de trouver une position agréable. J'avais récemment dépassé le mètre quatre vingt dix sept et ne savais trop que faire de toute cette taille. J'espérais avoir achevé ma croissance, car je ne me voyais pas culminer encore plus haut. J'ajoutai d'une voix plus douce, plus naturelle :

"Je suis ici pour deux choses. Mais tout d'abord, les affaires, si cela ne te dérange pas. Ensuite, nous pourrons être de nouveau nous et aller donner un coup de main à l'un des deux camps qui s'opposent en cuisine."

Un large sourire franc se dessina sur mon visage à cette idée, car curieusement j'étais certain de prendre un certain plaisir à une situation aussi détendue et amusante. Cela ne pouvait nous faire que du bien, à l'un comme à l'autre. Nous étions jeunes et écrasés par le poids de nos responsabilités… Il fallait bien trouver un dérivatif.


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Paddy White
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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Dim 14 Jan 2018 - 21:15
Je prends le temps de regarder mon soleil avant qu'il me réponde et me délecte de la vue. J'ai l'impression qu'on ne s'est pas vu depuis des semaines, et si ne pas l'avoir encore embrassé me chagrine plus que je ne le voudrais, je sais quand il faut être...et bien sérieux. Et puis, soyons réalistes, ma tenue ne me permet pas d'embrasser Arnaud. Merlin j'ai l'impression d'être nue alors que lui, que lui... Je fonds, voilà. Toujours aussi beau et élégant. J'ai l'impression qu'il devient de plus en plus beau et mature au fil du temps qui passe et le fossé entre nous deux s'agrandit constamment. J'observe ce pull en laine moelleux dont la couleur foncée fait ressortir ses yeux d'une force inouïe. Tout ce bleu qui éclaire son visage alors même que les petites rougeurs de ses joues – il fait chaud ici par rapport à dehors – ne font que renforcer l'effet. Il porte un jean qui moule délicieusement ses fesses, je l'ai vu de dos tout à l'heure et certes, je ne sais pas vraiment si son jean moule son beau derrière mais j'ai déjà eu l'occasion de le voir, sans manteau, et il est à tomber.

Mon sourire s'agrandit et je pousse un petit rire sincère quand il ouvre la bouche pour parler pour la seconde fois depuis qu'on se voit. Je secoue la tête de dépit. Non, on est pas doué. Mais qui pourrait l'être aussi peu préparé qu'on l'a été et aussi rapidement ? Personne. Ou un prodige. Et je ne parlerai que pour moi en disant que je ne suis ni l'un, ni l'autre. Quant à Arnaud, en quelques mois il a su recréer une fantastique industrie là où il fallait repartir de zéro. Je le mettrais donc dans la catégorie prodige.

-Bien. Désolé de cette comédie, mais mon assistante tient à ce que je joue les chefs d'entreprise. Tu as bien vu comment elle est…

- Un vrai dragon. Je souffle tout sourire. Elle fait ça pour ton bien, cela dit. Ou le bien de ton entreprise.

-Enfin. Je m'excuserai auprès d'Ellana plus tard, j'ai l'impression qu'elle ne savait plus où se mettre…


Je fais un signe de la main pour indiquer que ce n'est rien.

- Ne t'inquiètes pas pour elle, elle ne le prend pas personnellement. En ce moment c'est formel tous les jours. On a pas mal de gens qui viennent nous voir pour renouveler, ou non, les dons faits à l'orphelinat. Elle s'est douté qu'il y avait un truc. Je suis sûre que ce n'est pas nécessaire. Mais si tu en as besoin, je ne t'en empêcherai pas. Je crois juste qu'elle ne t'en tiendra pas rigueur.


- Je suis ici pour deux choses. Mais tout d'abord, les affaires, si cela ne te dérange pas. Ensuite, nous pourrons être de nouveau nous et aller donner un coup de main à l'un des deux camps qui s'opposent en cuisine.


Oh, merlin ! Le sourire soleil ! Ça m'avait tellement manqué. Je sens ma main gauche avoir un spasme, prête à saisir celle qu'il voudrait bien me tendre, mais me retiens de justesse. Je crois que je suis foutue. Je n'avais jamais aimé personne comme ça, ni émotionnellement, ni corporellement parlant. Depuis quand on ne s'est pas vus déjà ? Une semaine ? Deux ? Beaucoup trop longtemps.

Sa proposition me fait sourire, encore et encore alors que je croyais celui-ci à son maximum. Je soupire de bonheur de le voir si prêt de moi, toute cette partie de journée catastrophique mise de côté pour le moment. Puis je sors un carnet, plusieurs stylos et me remet droite et tendue. Je réduis mon sourire au minimum et recroise mes mains sur le bureau, engageante mais pas effrayante.

- Cette proposition me paraît à la fois juste et alléchante. Alors allons-y, parlons affaires, ensuite je t'embrasserai sûrement, pour te souhaiter le bon jour plus correctement. Puis nous parlerons de cette seconde chose et nous irons nous couvrir de nourriture non identifiée avec les autres.

Je me mordille la lèvre inférieur dans un nouveau tic qui indique que je suis un peu stressée par la situation mais ne rajoute rien de plus.


"La magie est partout, dans chaque part de la vie.
L'enfant l'attrape comme une douce maladie,
Elle le façonne, le fait grandir et bien sûr se tarie.
Elle évite l'adulte de peur d'être anéantie.
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Arnaud Malefoy
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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Dim 14 Jan 2018 - 22:05
Elle semblait d'accord avec moi quant au fait que nous n'étions probablement pas très doués pour ce petit jeu là. Je savais bien sûr que c'était plus difficile pour elle que pour moi : Là où j'avais un empire financier, elle devait gérer une belle petite troupe d'enfants, ce qui est selon moi bien plus difficile. Bien sûr, je devais aussi m'occuper d'un cheptel d'hippogriffes, mais c'était bien différent d'enfants humains, mages ou non.

- Un vrai dragon. commenta-t'elle au sujet de mon assistante. Elle fait ça pour ton bien, cela dit. Ou le bien de ton entreprise.

C'était vrai. Elle pensait d'abord au profit de la société et ensuite à la vie privée. Nous avions d'ailleurs eu quelques arguments à ce sujet. Notre dernière conversation plutôt houleuse s'était terminée en ma faveur, mais le regard désapprobateur qu'elle me lançait toujours depuis m'avait poussé à me conformer à ses opinions sur tout autre sujet. Il ne me coûtait rien de lui accorder des petites choses si elle me laissait tranquille sur d'autres questions qui me tenaient plus à cœur...

- Ne t'inquiètes pas pour elle, elle ne le prend pas personnellement. En ce moment c'est formel tous les jours. On a pas mal de gens qui viennent nous voir pour renouveler, ou non, les dons faits à l'orphelinat. Elle s'est douté qu'il y avait un truc. Je suis sûre que ce n'est pas nécessaire. Mais si tu en as besoin, je ne t'en empêcherai pas. Je crois juste qu'elle ne t'en tiendra pas rigueur.

Je levai un sourcil intéressé, satisfait qu'elle aborde d'elle même le sujet qui m'amenait ici. Je me doutais bien que la question des finances était particulièrement difficile en ce moment mais me l'entendre confirmait rajoutait à ma conviction.

Au moins, ma chère et tendre souriait, maintenant. J'étais toujours aussi ébahi à l'idée que ma simple présence suffise à apporter tant de joie à un autre être humain. Pourtant, j'étais bien forcé de le constater. Elle me faisait le même effet, aussi comprenais-je très bien son sentiment. Elle sortit du matériel de bureau, prête à m'écouter.

- Cette proposition me paraît à la fois juste et alléchante. Alors allons-y, parlons affaires, ensuite je t'embrasserai sûrement, pour te souhaiter le bon jour plus correctement. Puis nous parlerons de cette seconde chose et nous irons nous couvrir de nourriture non identifiée avec les autres.

Je me retins de faire remarquer que c'était elle qui était alléchante dans une telle tenue. Peut être lui ferais je discrètement part de mon admiration, un peu plus tard... Il me suffisait de la regarder pour comprendre son anxiété, aussi ne perdis-je pas plus de temps et entrai-je dans le vif du sujet.

"Comme tu le sais, ma famille est particulièrement fortunée et la tragédie de l'an dernier a eu comme curieux effet de rendre nos affaires plus florissantes que jamais."


En effet, le décès de mes parents avait attiré les regards de la planète entière et le monde de la finance s'était soudainement intéressé à nos produits. Des filières secondaires comme les accessoires de Quidditch faits main -une idée de ma mère- s'étaient vendus comme des petits pains et de nombreux parents éloignés avaient fait des dons pour que je reconstruise le haras. En quelques mois à peine j'avais pu faire en sorte que nous renaissions de nos cendres, avec un cheptel plus varié que jamais. Nos derniers nés s'étaient vendus aux enchères pour des sommes ahurissantes et tous nos cours dans le domaine sportif étaient constamment pleins.

"J'ai beaucoup discuté avec mon assistante et d'autres spécialistes et la proposition dont je vais te faire part a fait l'objet d'études sérieuses avant que je t'en parle. Tu n'as évidemment aucune obligation, mais j'aimerais que tu m'écoutes jusqu'au bout avant de me faire part de ton avis. C'est important pour moi."


Je m'éclaircis la gorge en ouvrant ma mallette et sortis un dossier papier de quatre pages, que j'avais écrit sous la tutelle desdits spécialistes.

"Nous souhaitons passer un accord avec cet établissement, dont voici les différents points. Officiellement, étant moi même orphelin depuis peu, je souhaite venir en aide à ceux qui n'ont pas eu autant de chance que moi, qui ai pu profiter de mes parents jusqu'à ma majorité. Officieusement, je veux vous aider non seulement pour cela, mais aussi parce que je vous aime. Depuis que nous sommes réconciliés, j'ai appris à connaître chacun des enfants ici et je pense qu'ils méritent une chance d'être élevés dans des circonstances plus favorables. Tu fais de ton mieux et ton travail est remarquable, mais tu ne peux tout faire toute seule."

Je marquai une petite pause et ouvris le dossier, passant négligemment la page de couverture qui consistait en une description des deux parties.

"Ce que nous souhaitons proposer commence ici. Tout d'abord, nous nous engageons à faire un don de cinq mille galions par an à l'orphelinat. Cette clause là est sans condition. "


Je descendis mon doigt jusqu'au tiret suivant et poursuivis imperturbablement.

"Nous souhaitons également mettre à votre disposition une employée supplémentaire, qui viendrait t'aider pour toutes les tâches de la vie courante. Son salaire serait payé par nos soins et vous pourrez voir directement avec elle pour les détails de son emploi. Cette clause-ci est soumise à condition. Je souhaite, si cela te convient, qu'il s'agisse d'une personne de ma connaissance."


Je marquai une petite pause gênée avant d'avouer, un peu penaud :

"Je n'aurais pas imposé cela si je ne le pensais pas nécessaire, mais j'en ai déjà parlé avec elle et si tu veux bien d'elle, elle pourra venir dès demain te rencontrer. Il s'agit de ma grand mère paternelle."


J'étais de plus en plus gêné, car il s'agissait finalement d'un service qu'elle me rendrait. Je n'avais pas autant de temps que je l'aurais voulu à lui accorder, et je m'en voulais de la laisser quasiment seule dans une situation aussi compliquée.

"Elle n'a pas bien supporté le décès de mon père, et elle se sent seule. Elle aimerait voir du monde et se rendre utile. C'est elle qui a géré les affaires de mon père lorsqu'il voyageait avec ma mère. Je pense que ça pourrait être bénéfique aussi bien pour vous que pour elle, si elle pouvait venir ici et vous aider. A son âge, il n'est pas bon d'être seul et je ne suis pas capable d'être vraiment présent pour elle pour le moment."


Je poussai un soupir : dans la culture de ma mère prendre soin de ses parents et grands parents était essentiel. Je me sentais mal à l'idée de ne pas être capable d'assumer pleinement ce devoir moi même. Jamais je n'avais songé à abandonner ma grand mère, heureusement, mais j'étais convaincu qu'elle serait bien plus heureuse dans une maison pleine de vie que perdue dans ses souvenirs... Et elle était d'accord avec moi là dessus.

"Le dernier point
, poursuivis-je en tournant la page, consiste à ce que nous proposions une bourse scolaire à chaque enfant de l'orphelinat. Cette clause là est celle qui me dérange le plus mais elle est tout de même nécessaire et peut se révéler utile pour vous comme pour nous. Nous nous engageons donc à leur proposer cette bourse à la condition que ceux d'entre eux qui souhaitent exercer un métier correspondant avec ce qui se fait dans notre société viennent faire leurs ADEM chez nous, avec une perspective d'embauche à la clé."

Somme toute, nous propositions de financer leurs études de A à Z dans le but d'obtenir à terme des employés parfaitement adaptés à nos besoins. Cela se faisait beaucoup chez les moldus et j'avais eu envie d'essayer de proposer ce genre de choses parmi les sorciers également.

"Tu t'en doutes, ce n'est pas vraiment gratuit. Certains de mes conseillers estiment que cela nous procurera une publicité très positive, en jouant sur ... Enfin, sur la mort de mes parents. Tirer sur la corde sensible et le drame pour attirer des sponsors pour certaines de nos affaires. Je n'aime pas du tout cet aspect là de ma proposition, mais si ça me donne une légitimité pour te proposer de vous aider, alors, tant pis. Chacune de ces clauses peut être acceptée indépendamment des autres et si tu veux en discuter ou changer des choses, eh bien... C'est le moment d'en parler.

Je lui tendis le dossier, dont la dernière page concernait les propositions chiffrées et les conditions en cas de rupture de contrat. La gorge sèche d'avoir tant parlé, je me réinstallai au fond de mon siège le temps qu'elle étudie tout cela... Et en profitai pour laisser mon regard glisser sur elle. Une chance qu'elle ne me regarde pas à cet instant, car j'étais convaincu que je devais avoir l'air d'un loup examinant un agneau...


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Paddy White
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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Lun 15 Jan 2018 - 21:52
Arnaud engage la conversation dès la fin de ma phrase terminée. Son regard semble se faire moins doux, plus décidé, alors que sa voix, confiante, s'élève dans la petite pièce.

-Comme tu le sais, ma famille est particulièrement fortunée et la tragédie de l'an dernier a eu comme curieux effet de rendre nos affaires plus florissantes que jamais.

Je hoche la tête doucement. Je sais à quel point cette tragédie l'a marqué, a quel point sa famille lui manque. J'ai vu comme il a dû faire des efforts pour tout reconstruire, pour s'entourer des bonnes personnes afin de faire face à tous les coups bas du business.

-J'ai beaucoup discuté avec mon assistante et d'autres spécialistes et la proposition dont je vais te faire part a fait l'objet d'études sérieuses avant que je t'en parle. Tu n'as évidemment aucune obligation, mais j'aimerais que tu m'écoutes jusqu'au bout avant de me faire part de ton avis. C'est important pour moi.

Je fronce les sourcils, curieuse mais mon sourire minimal reste bien en place. J'ai confiance en lui plus qu'en n'importe qui, plus qu'en moi-même également et je suis certaine que ce dont il va me parler peut-être intéressant.

- Evidemment. Vas-y.

Je le regarde ouvrir sa mallette et sortir ses papiers comme tous bons avocats, juristes ou bien chefs d'entreprise le feraient. Le geste est simple, plutôt banal mais il me frappe plus que de mesure. Je me rends compte enfin d'à quel point il est différent de ce qu'il était à Poudlard. Le Arnaud que j'ai rencontré et celui-ci ne semblent avoir rien en commun. Je l'imagine aisément porter une veste de smoking, ou une chemise à l'aspect décontracté mais sérieux à la place de son pull gris. Il est devenu un homme si vite, quelqu'un d'important et de respectable. Tout ce qu'il a fait jusqu'ici forcerait l'admiration de n'importe qui, bien que la mienne lui est acquise depuis longtemps. Et à côté ? J'ai l'impression d'être une caricature de femme. Une petite fille qui a piqué les vêtements de sa mère pour se grandir.

- Nous souhaitons passer un accord avec cet établissement, dont voici les différents points. Officiellement, étant moi même orphelin depuis peu, je souhaite venir en aide à ceux qui n'ont pas eu autant de chance que moi, qui ai pu profiter de mes parents jusqu'à ma majorité. Officieusement, je veux vous aider non seulement pour cela, mais aussi parce que je vous aime. Depuis que nous sommes réconciliés, j'ai appris à connaître chacun des enfants ici et je pense qu'ils méritent une chance d'être élevés dans des circonstances plus favorables. Tu fais de ton mieux et ton travail est remarquable, mais tu ne peux tout faire toute seule.

J'ouvre grand les yeux, surprise de ce que je crois comprendre. Je suis certaine que mon soleil se doute depuis un moment du mal que je me donne à rassembler des mécènes. Les temps ne sont pas forcément difficiles, pas forcément cléments non plus et les gens semblent penser que les orphelinats comme le notre ne servent plus à rien. Chez les moldus je passe pour une scout habillée en tapin qui vend des cookies, et chez les sorciers, pour un corbeau qui vient remuer les souvenirs de la grande guerre sous le nez des gens. Les temps sont plutôt rudes chez nous. Mes maigres économies et mon salaire de mi-temps sont engloutis par les charges de la maison. Si Travis ne nous aidait pas, j'aurai dû mettre la clé sous la porte à la mort d'Alicia. Mais hors de question de laisser ces enfants sans protection. Heureusement, mon soleil n'est, j'espère, pas au courant de la gravité de la situation. Je lui lance un regard, vraiment émue de ce qu'il sous-entend et patiente pour avoir la suite du « contrat ».

- Ce que nous souhaitons proposer commence ici. Tout d'abord, nous nous engageons à faire un don de cinq mille galions par an à l'orphelinat. Cette clause là est sans condition.

Ok. Ce n'est pas une petite somme. C'est énorme. Peut-être un peu trop ? Est-ce qu'Arnaud peut vraiment se permettre de donner à perte tous les ans 5000 gallions ?

- Nous souhaitons également mettre à votre disposition une employée supplémentaire, qui viendrait t'aider pour toutes les tâches de la vie courante. Son salaire serait payé par nos soins et vous pourrez voir directement avec elle pour les détails de son emploi. Cette clause-ci est soumise à condition. Je souhaite, si cela te convient, qu'il s'agisse d'une personne de ma connaissance. Je n'aurais pas imposé cela si je ne le pensais pas nécessaire, mais j'en ai déjà parlé avec elle et si tu veux bien d'elle, elle pourra venir dès demain te rencontrer. Il s'agit de ma grand mère paternelle. Elle n'a pas bien supporté le décès de mon père, et elle se sent seule. Elle aimerait voir du monde et se rendre utile. C'est elle qui a géré les affaires de mon père lorsqu'il voyageait avec ma mère. Je pense que ça pourrait être bénéfique aussi bien pour vous que pour elle, si elle pouvait venir ici et vous aider. A son âge, il n'est pas bon d'être seul et je ne suis pas capable d'être vraiment présent pour elle pour le moment.


- Le dernier point consiste à ce que nous proposions une bourse scolaire à chaque enfant de l'orphelinat. Cette clause là est celle qui me dérange le plus mais elle est tout de même nécessaire et peut se révéler utile pour vous comme pour nous. Nous nous engageons donc à leur proposer cette bourse à la condition que ceux d'entre eux qui souhaitent exercer un métier correspondant avec ce qui se fait dans notre société viennent faire leurs ADEM chez nous, avec une perspective d'embauche à la clé. Tu t'en doutes, ce n'est pas vraiment gratuit. Certains de mes conseillers estiment que cela nous procurera une publicité très positive, en jouant sur ... Enfin, sur la mort de mes parents. Tirer sur la corde sensible et le drame pour attirer des sponsors pour certaines de nos affaires. Je n'aime pas du tout cet aspect là de ma proposition, mais si ça me donne une légitimité pour te proposer de vous aider, alors, tant pis. Chacune de ces clauses peut être acceptée indépendamment des autres et si tu veux en discuter ou changer des choses, eh bien... C'est le moment d'en parler.



Je laisse passer un moment de silence, le temps de tout assimiler. Je suis plutôt perplexe, en réalité. Il y a plusieurs points qui me dérangent, à peu près tous en fait. Je veux dire...ah, par ou commencer. Comme à mon habitude j'entame ma réponse, mes idées défilant au fur et à mesure.

- Je... je ne sais pas quoi dire et en même temps j'ai beaucoup de chose à dire. D'abord, Travis devra regarder le contrat avant toute signature. Je te fais confiance mais il me tuerait de savoir que j'ai signé quelque chose sans son feu vert au préalable. Ensuite... ensuite ça ne fait pas très professionnel mais je vais dire wow. Arnaud est-ce que tu es sûr de ce dans quoi tu t'engages ? On parle quand même de 5000 gallions qui seront une perte pure et dure pour ton entreprise. Tous les ans. Je veux dire par là que je suis au courant que tu gagnes bien ta vie mais 5000 gallions ? Nos mécènes nous donnent en général quatre ou cinq cent gallions pour les plus généreux, une cinquantaine en moyenne et tu dépasses largement les plus généreux.

Je prends une pause et reprend mon souffle.

- Ensuite ta grand-mère. Tu tiens vraiment à ce qu'elle fasse partie de ce contrat ? Je n'ai pas besoin de signer un papier pour pouvoir accueillir ta grand-mère chez moi. Elle n'est pas forcée d'être employée ou de travailler ici. Ce serait un honneur de l'avoir et pour les crapules, et pour moi-même. Une femme plus agée dans la maison, c'est une aubaine quand on doit gérer la puberté. On pourrait aménager ce bureau en une chambre agréable et spacieuse et je peux le faire en moins d'une semaine avec les autres. Mais j'aimerai vraiment, vraiment qu'elle ne fasse pas partie du contrat. Tu peux prendre ses frais à charge, si tu veux mais je ne peux pas accepter d'engager ta grand mère chez moi. Par contre elle peut venir y habiter tant qu'elle veut. Je crois que Travis sera du même avis.


Je lui fais un grand sourire puis récupère le contrat, que j'espère être une photocopie, puis raye avec entrain le tiret sur sa grand-mère pour marquer dans la marge « offre une chambre à titre gracieux, en échange d'histoires et d'écharpes en laine ». Je lis ensuite le dernier point, tentant de réellement saisir l'ensemble de ce qu'il propose puis fronce des sourcils.

- Est-ce que ton entreprise s'engage à financer les études des enfants ici qui ne sont pas sorciers, ou seulement les sorciers ? Est-ce qu'ils seront alors obligés d'emprunter une voie pour intégrer ton entreprise ? Est-ce qu'il y aura une pression pour les forcer à choisir ? Tu sais que je ne forcerai jamais personne à choisir sa voie, n'est-ce pas ? Et si aucun d'entre eux ne choisit de métier en relation avec le haras, est-ce que je vais devoir rembourser leurs études ? Je te connais, Arnaud, et s'ils s'agissait seulement de toi, je ne poserais pas toutes ces questions. Mais je sais aussi qu'une entreprise abrite autant de pommes pourries que de pommes d'amour. Je veux juste que ma famille soit en sécurité.Ce qui t'inclue également.

Je lui attrape doucement la main par dessus sa mallette.

- Est-ce que ça ira toute cette pub macabre autour de ta famille ? Est-ce que tu vas le supporter?


"La magie est partout, dans chaque part de la vie.
L'enfant l'attrape comme une douce maladie,
Elle le façonne, le fait grandir et bien sûr se tarie.
Elle évite l'adulte de peur d'être anéantie.
Mais quand on y réfléchit,
Chaque être cache une petite part de Magie."
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Arnaud Malefoy
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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Mar 16 Jan 2018 - 12:07
L'expression de Paddy évoluant à mesure que je parlais, j'avais plus ou moins saisi les points qui la dérangeaient avant même qu'elle ouvre la bouche. Mais il est très impoli de signaler à son interlocuteur qu'on lit en lui comme dans un livre ouvert... C'était d'ailleurs l'une des premières leçons que j'avais apprise cette année, en vexant un de mes collaborateurs. Heureusement, j'avais réussi à rattraper la gaffe plus tard, mais cela m'avait appris à préparer mes arguments à l'avance en profitant du temps que mettrait l'interlocuteur à répondre. Une tactique qu'employait probablement mon père de son temps, au vu de la petite lueur dans ses yeux dans ce genre de situations. Maintenant que j'étais à sa place, j'avais l'impression de bien mieux le comprendre.

- Je... je ne sais pas quoi dire et en même temps j'ai beaucoup de chose à dire. D'abord, Travis devra regarder le contrat avant toute signature. Je te fais confiance mais il me tuerait de savoir que j'ai signé quelque chose sans son feu vert au préalable. Ensuite... ensuite ça ne fait pas très professionnel mais je vais dire wow. Arnaud est-ce que tu es sûr de ce dans quoi tu t'engages ? On parle quand même de 5000 gallions qui seront une perte pure et dure pour ton entreprise. Tous les ans. Je veux dire par là que je suis au courant que tu gagnes bien ta vie mais 5000 gallions ? Nos mécènes nous donnent en général quatre ou cinq cent gallions pour les plus généreux, une cinquantaine en moyenne et tu dépasses largement les plus généreux.

J'étais bien conscient de ce qu'elle me disait là, et ce point avait été le plus farouchement discuté. J'avais proposé bien plus mais... Enfin, il serait temps de le lui expliquer en temps t en heures. Tandis qu'elle poursuivait, je sortis une deuxième exemplaire du dossier de ma mallette, ayant anticipé le fait que Travis devrait s'y intéresser avant toute chose.

- Ensuite ta grand-mère. Tu tiens vraiment à ce qu'elle fasse partie de ce contrat ? Je n'ai pas besoin de signer un papier pour pouvoir accueillir ta grand-mère chez moi. Elle n'est pas forcée d'être employée ou de travailler ici. Ce serait un honneur de l'avoir et pour les crapules, et pour moi-même. Une femme plus agée dans la maison, c'est une aubaine quand on doit gérer la puberté. On pourrait aménager ce bureau en une chambre agréable et spacieuse et je peux le faire en moins d'une semaine avec les autres. Mais j'aimerai vraiment, vraiment qu'elle ne fasse pas partie du contrat. Tu peux prendre ses frais à charge, si tu veux mais je ne peux pas accepter d'engager ta grand mère chez moi. Par contre elle peut venir y habiter tant qu'elle veut. Je crois que Travis sera du même avis.

J'avais déjà envisagé cela, à dire vrai. Mais ma grand mère était quelqu'un de fier et le passage des ans avait accentué cet aspect de sa personnalité. J'avais pour ma part essayé de la convaincre, mais aucun argument n'avait su la détourner de ton idée initiale. Elle était têtue comme une mule. Ce n'était pas une basque pour rien, sans aucun doute !

- Est-ce que ton entreprise s'engage à financer les études des enfants ici qui ne sont pas sorciers, ou seulement les sorciers ?  Est-ce qu'ils seront alors obligés d'emprunter une voie pour intégrer ton entreprise ? Est-ce qu'il y aura une pression pour les forcer à choisir ? Tu sais que je ne forcerai jamais personne à choisir sa voie, n'est-ce pas ? Et si aucun d'entre eux ne choisit de métier en relation avec le haras, est-ce que je vais devoir rembourser leurs études ? Je te connais, Arnaud, et s'ils s'agissait seulement de toi, je ne poserais pas toutes ces questions. Mais je sais aussi qu'une entreprise abrite autant de pommes pourries que de pommes d'amour. Je veux juste que ma famille soit en sécurité.Ce qui t'inclue également.

Je comprenais son point de vue, mais tout avait déjà été réfléchi. Elle ne semblait pas se rendre compte de la diversité d'activités de mon affaire… Il était peut être temps de le lui expliquer. Elle se saisit de ma main et ajouta avec inquiétude.

- Est-ce que ça ira toute cette pub macabre autour de ta famille ? Est-ce que tu vas le supporter?
-Ce point là, ne t'en soucies pas. J'en fais mon affaire. Je doute que quiconque puisse faire pire que certains articles parus cette année."

C'était vrai. Certains journaux à scandales (un américain, en particulier) avaient pris grand plaisir à publier des photos dramatiques de moi, à l'enterrement de ms parents, allant chez le notaire les yeux rougis… Voir son malheur exposé ainsi aux yeux du monde n'est pas un sentiment appréciable, et je ne souhaitais cela à personne. Cependant, j'avais surmonté cela. Et je le surmonterais encore s'il le fallait : J'y étais en quelque sorte habitué.

"Quant aux autres points… Prenons les dans l'ordre d'importance. J'ai discuté avec ma grand-mère avant même de proposer l'idée à quiconque. C'est elle qui souhaite être embauchée pour éviter comme elle le dit de "venir envahir l'espace de quelqu'un d'autre comme une vieille invalide dont on se débarrasse". Elle est têtue, bien plus que moi et je pense qu'elle ne serait satisfaite qu'en pensant qu'elle est utile. Sa fierté exige qu'elle puisse dire "je travaille ici" et non "on m'accueille ici". Nous en avons longuement discuté et j'ai fini par abandonner lorsqu'elle a argumenté, et je cite "Je préfère aller mourir toute seule en montagne parmi les marmotte que de devoir vivre aux crochets de quiconque à mon âge". "


Je me grattai le nez à ce rappel, un large sourire plaqué sur le visage. J'adorais ma grand-mère et ses expressions très personnelles. Je comprenais son point de vue et le respectais. Je doutais pouvoir accepter moi même dans sa situation de me sentir redevable à quiconque, après avoir passé ma vie dans les grands cercles, jamais inactive et toujours importante. Devoir devenir "la vieille dame qu'on laisse vivre là contre de menus service" l'aurait diminuée... J'ajoutai donc :

"Si tu ne souhaites pas qu'elle fasse partie de ce contrat, je peux éventuellement proposer de lui en faire un moi-même. Elle serait employée par nous et serait ainsi tranquille avec ses histoires de fierté, et tu n'aurais pas à t'en soucier. Elle sait faire une quantité de choses remarquable, notamment en cuisine. Elle pourrait t'aider pour trouver d'autres mécènes, elle a l'habitude de ce genre de chose et présente plutôt bien. Et je pense qu'elle pourrait en effet être utile avec les questions d'adolescent, bien que d'après elle je ne sois pour ma part jamais passé par là."


Je remuai sur mon siège, un peu gêné. Elle risquait de raconter des anecdotes ridicules sur moi, ou de montrer des photos. Mais enfin, il valait mieux que cela se passe ici plutôt qu'ailleurs… Je l'avais vue montrer des clichés de moi bébé au notaire en charge du testament. Il étai évident qu'elle récidiverait sans même penser à préserver mon image, aussi préfèrai-je choisir où je serais ridicule…

"Cela dit, je t'invite à en discuter directement avec elle. Tu verras vite qu'elle est bornée et que la perspective de se rendre utile officiellement la ravit au plus haut point. Je pense que cela vient d'un article paru sur elle il y a quelques mois et qui l'avait qualifiée de "grabataire". Ca l'a touchée dans son amour propre."


La semaine qui avait suivi cette parution, elle avait passé son temps à faire mille choses en s'exclamant qu'aucune grabataire ne ferait ça. D'autant que c'était ridicule de la traiter de la sorte : si j'étais aussi vif qu'elle à son âge, je me considérerais comme chanceux. Je l'avais vue bêcher son potager dernièrement, et bien mieux que je n'aurais pu le faire moi même.

"Oh, et elle voudra certainement faire un potager et avoir quelques volailles. Elle a toujours fait ça, et ça pourrait vous aider au niveau du coût de la nourriture."

J'imaginais sans mal combien cela devait coûter de nourrir autant de monde. Il suffisait de jeter un œil aux frais alimentaires lors d'évènements au haras ...


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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Sam 20 Jan 2018 - 11:00

Je profite doucement de la main d'Arnaud dans la mienne. C'est agréable. C'est aussi le premier vrai contact que l'on a depuis le début de cet entrevue. Sans m'en rendre compte, je lâche un soupire discret de soulagement. Sa main est tiède contre ma peau brûlante. C'est vraiment très apaisant. Je laisse mes doigts créer des volutes à l'intérieur de sa main alors qu'il reprend la parole.

[color:e5ec=# 00ccff]- Ce point là, ne t'en soucies pas. J'en fais mon affaire. Je doute que quiconque puisse faire pire que certains articles parus cette année.

Une vague de colère m'envahit et j'essaie de la contrôler pour qu'elle ne se voit pas mais je ne peux empêcher le rictus haineux de franchir mes lèvres. L'affaire de la mort d'Alicia a été relativement anonyme. Un mot dans le journal local moldu, un mot dans la rubrique nécrologique de la Gazette des Sorciers. Nous avons aussi reçu quelques lettres de nos mécènes, principalement du côté sorcier, quelques fleurs et une carte de félicitation d'accès au poste pour moi du plus mauvais goût. Mais la tragédie d'Arnaud a été vue à l'internationale et les réactions bienveillantes ont été noyé dans la mer de bêtises et de mielleries qui est parue. Je suis contente que ça se tarisse un peu parce que je me suis sentie si... démunie. Et envoyer des courriers de menace de poursuites juridiques aux journaux les plus véhéments n'a rien changé. C'est là que je me suis vraiment rendu compte de l'importance du nom d'Arnaud. C'est un Malfoy. Comme ceux de la Grande Guerre. Et c'est un Malfoy qui tiens à l'heure actuelle le plus grand haras d'hyppogriffe du monde.  Il y a de quoi complexer un peu quand on voit tout ce qu'il a accompli si jeune.  Je me concentre doucement sur ce qu'il me dit.

-...elle qui souhaite être embauchée pour éviter comme elle le dit de "venir envahir l'espace de quelqu'un d'autre comme une vieille invalide dont on se débarrasse". Elle est têtue, bien plus que moi et je pense qu'elle ne serait satisfaite qu'en pensant qu'elle est utile. Sa fierté exige qu'elle puisse dire "je travaille ici" et non "on m'accueille ici". Nous en avons longuement discuté et j'ai fini par abandonner lorsqu'elle a argumenté, et je cite "Je préfère aller mourir toute seule en montagne parmi les marmotte que de devoir vivre aux crochets de quiconque à mon âge".

Je sourie, à la fois attendrie par l'expression de mon soleil et amusée par sa grand-mère. Elle a l'air... Elle a l'air de déménager. Je m'imagine déjà les journées ici avec elle. Je sais qu'un adulte ici, un vrai et pas seulement l'ersatz de personne mature que je suis pourrait vraiment nous apporter ce qu'il nous manque : de l'organisation, des conseils, de l'expérience. El' pourrait être déchargée de la garde des enfants quand je ne suis pas là. Elle a beau faire de son mieux, ce n'est pas évident, sans pouvoirs magiques de s'occuper de petits qui sont en pleine démonstration incontrôlée de leur don. Et puis elle a seize ans, c'est une ado. Laissons-la vivre comme une ado.

-Si tu ne souhaites pas qu'elle fasse partie de ce contrat, je peux éventuellement proposer de lui en faire un moi-même. Elle serait employée par nous et serait ainsi tranquille avec ses histoires de fierté, et tu n'aurais pas à t'en soucier. Elle sait faire une quantité de choses remarquable, notamment en cuisine. Elle pourrait t'aider pour trouver d'autres mécènes, elle a l'habitude de ce genre de chose et présente plutôt bien. Et je pense qu'elle pourrait en effet être utile avec les questions d'adolescent, bien que d'après elle je ne sois pour ma part jamais passé par là.


Je hausse les épaules. Je suis vaincue depuis le moment où il s'est mis à sourire en pensant à elle, de toute façon.

- Si elle est d'accord, je préférerai, en effet que le contrat soit effectué entre elle et toi. Je ne doute pas qu'elle sera utile au contraire. Je ne sais juste pas si elle a déjà eu affaire aux démons qui peuvent habiter les orphelins, quand cela concerne les adultes. On est pas beaucoup ici mais elle va devoir gagner leur cœur un par un, les uns après les autres. Je ne sais pas si tu comprends bien mais la lier à nous par un contrat, ça veut dire mettre en place entre elle et nous un rapport professionnel, un véritable mur. Tu as dû déjà le remarquer mais la plupart des enfants ici sont légèrement plus matures que ce que leur demanderait leur âge normalement. Ils savent comprendre la différence de quelqu'un qui veut rester ici, quelqu'un qui y est contraint ou quelqu'un qui travaille ici. La différence est de taille. D'ailleurs pour la plupart le seul adulte à qui il aient dû accorder leur confiance les a élevé depuis leurs premières années jusqu'à cet été.  Certains d'entre eux vivent le départ prématuré d'Alicia comme une vraie trahison. Ça va un peu mieux maintenant mais ce sera difficile pour eux de faire de nouveau confiance. Ta grand-mère va vraiment devoir jouer des coudes pour être acceptée ici et il faut qu'elle, comme toi, vous le compreniez. Je pense à ta grand-mère mais aussi à nous. Je ne peux pas risquer qu'elle vienne, se fasse aimer de certains enfants mais n'arrive pas à être à l'aise avec tous et reparte. Ça briserait le cœur de tout le monde ici. Je ne veux pas être vexante envers ta famille mais cet été j'ai hérité de ce devoir de protéger les enfants qui en ont besoin. Ça passe par leur donner le gîte et le couvert mais aussi tous l'amour disponible, sans les blesser. J'ai l'impression d'être une mère poule mais je suis effrayée pour eux.

Je souffle de nouveau et passe mon visage dans mes mains.

- Entends-moi bien la dessus, je serai absolument ravie que ta grand-mère vive à la maison. Mais s'il se passe quelque chose qui brise ne serait-ce que l'un des enfants, je ne pourrai jamais me le pardonner. Je vais devoir la rencontrer, lui parler longuement et lui expliquer ce que j'attends d'elle. Quand je t'écoute parler d'elle j'ai l'impression que je m'inquiète pour rien mais toute cette angoisse qu'il arrive quelque chose ne veut jamais me quitter. C'est comme ça. Alors je suis d'accord pour tout, la cuisine, les conseils, les histoires, les câlins, le potager, et même une petite animalerie domestique, puisque je voulais la mettre en place. Tout ce qu'elle voudra dans la mesure du possible à condition qu'elle soit prête à donner d'elle-même et à protéger ce trésor qui est le mien, comme moi je le fais chaque jour qui se lève.


Je me retrouve essoufflée sans vraiment comprendre pourquoi et croise mes bras puis les pose sur la table, ma tête à l'intérieur, absolument gênée par le discours que je viens d'avoir. Je ricane un peu.

- Désolée, c'est pas très pro et je me suis emportée.

Je me remets droite, trifouille mes cheveux pour les remettre en ordre puis sourit faussement. Puisqu'il faut être professionnelle, autant pousser le jeu d'acteur à fond.

- Poursuivons, si tu le veux bien. Qu'en est-il des autres questions que j'ai soulevées?


"La magie est partout, dans chaque part de la vie.
L'enfant l'attrape comme une douce maladie,
Elle le façonne, le fait grandir et bien sûr se tarie.
Elle évite l'adulte de peur d'être anéantie.
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Chaque être cache une petite part de Magie."
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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Sam 20 Jan 2018 - 11:53
Le commentaire de ma grand mère sembla amuser ma fleur autant que moi même et son sourire me fit chaud au cœur. J'étais convaincu qu'elles s'entendraient à merveille. Elles avaient du caractère, toutes les deux, mais pouvaient s'apporter beaucoup si elles travaillaient ensemble. Je n'avais aucun doute quant au fait que Paddy continuerait à trimer pour faire tenir l'orphelinat, même avec de l'aide. Mais au moins elle pourrait souffler.

Ma proposition de m'occuper de l'aspect "officiel" de cette proposition semblait convenir, aussi notais-je mentalement d'en glisser un mot à mon assistante. Pour ma part, je m'occupais rarement de la paperasse. J'avais déjà bien assez à faire sans aller me compliquer la vie avec ça.

- Si elle est d'accord, je préférerai, en effet que le contrat soit effectué entre elle et toi. Je ne doute pas qu'elle sera utile au contraire. Je ne sais juste pas si elle a déjà eu affaire aux démons qui peuvent habiter les orphelins, quand cela concerne les adultes. On est pas beaucoup ici mais elle va devoir gagner leur cœur un par un, les uns après les autres. Je ne sais pas si tu comprends bien mais la lier à nous par un contrat, ça veut dire mettre en place entre elle et nous un rapport professionnel, un véritable mur. Tu as dû déjà le remarquer mais la plupart des enfants ici sont légèrement plus matures que ce que leur demanderait leur âge normalement. Ils savent comprendre la différence de quelqu'un qui veut rester ici, quelqu'un qui y est contraint ou quelqu'un qui travaille ici. La différence est de taille. D'ailleurs pour la plupart le seul adulte à qui il aient dû accorder leur confiance les a élevé depuis leurs premières années jusqu'à cet été.  Certains d'entre eux vivent le départ prématuré d'Alicia comme une vraie trahison. Ça va un peu mieux maintenant mais ce sera difficile pour eux de faire de nouveau confiance. Ta grand-mère va vraiment devoir jouer des coudes pour être acceptée ici et il faut qu'elle, comme toi, vous le compreniez. Je pense à ta grand-mère mais aussi à nous. Je ne peux pas risquer qu'elle vienne, se fasse aimer de certains enfants mais n'arrive pas à être à l'aise avec tous et reparte. Ça briserait le cœur de tout le monde ici. Je ne veux pas être vexante envers ta famille mais cet été j'ai hérité de ce devoir de protéger les enfants qui en ont besoin. Ça passe par leur donner le gîte et le couvert mais aussi tous l'amour disponible, sans les blesser. J'ai l'impression d'être une mère poule mais je suis effrayée pour eux.

A la moitié de son discours, j'avais déjà levé un sourcil incrédule. Mère poule, c'était le moins qu'on pouvait dire. Mais elle continua encore un moment et je la laissai parler tranquillement, me contentant de caresser sa main pour l'apaiser. Elle stressait beaucoup pour toutes les questions qui avaient trait à ceux qu'elle considérait comme sa famille. Je le comprenais, mais tout de même ! Elle se faisait trop de souci, à mon avis.

- Entends-moi bien la dessus, je serai absolument ravie que ta grand-mère vive à la maison. Mais s'il se passe quelque chose qui brise ne serait-ce que l'un des enfants, je ne pourrai jamais me le pardonner. Je vais devoir la rencontrer, lui parler longuement et lui expliquer ce que j'attends d'elle. Quand je t'écoute parler d'elle j'ai l'impression que je m'inquiète pour rien mais toute cette angoisse qu'il arrive quelque chose ne veut jamais me quitter. C'est comme ça. Alors je suis d'accord pour tout, la cuisine, les conseils, les histoires, les câlins, le potager, et même une petite animalerie domestique, puisque je voulais la mettre en place. Tout ce qu'elle voudra dans la mesure du possible à condition qu'elle soit prête à donner d'elle-même et à protéger ce trésor qui est le mien, comme moi je le fais chaque jour qui se lève.


Enfin, elle sembla avoir terminé, le souffle court. Elle croisa les bras dans une attitude que j'étais maintenant capable d'analyser comme clairement défensive, puis y cacha son visage avant de ricaner et d'ajouter :

- Désolée, c'est pas très pro et je me suis emportée.

Je lui souris gentiment, et réponds simplement :

"Je comprends tes inquiétudes. Mais, ils ont bien réussi à m'accepter, moi. Je t'assure qu'elle fera bonne impression, je n'ai aucun doute là dessus. Mais tu pourras en discuter avec elle toi même lorsqu'elle viendra te rencontrer. "

De toute façon, leur entente ne dépendait pas de moi. Mais je connaissais assez les deux parties pour me douter que tout se passerait très bien.

- Poursuivons, si tu le veux bien. Qu'en est-il des autres questions que j'ai soulevées?

Je hochai la tête et m'enfonçai dans mon siège, à l'aise pour discuter de la suite. J'avais déjà abordé la question sous pas mal d'angles et tout avait été étudié au préalable, aussi étais-je confiant.

"En ce qui concerne les études, ne t'inquiète pas. Tu ne le sais peut être pas, mais nous n'avons pas seulement le haras. Ma mère travaillait avec les Hippogriffes d'espelette, aussi nous avons pas mal d'articles de Quidditch. On a besoin de vendeurs, de fabricants, de publicistes magizoologistes, potionnistes, professeurs de quidditch… Les possibilités sont nombreuses. Bien entendu, nous ne forcerons personne à épouser une profession qui ne serait pas en adéquation avec ses projets. Pour cela, je propose que les enfants sorciers viennent faire un petit séjour au haras. On pourrait leur montrer nos installations et voir si ça les intéresse. Et aussi leur proposer d'assister à nos cours de Quidditch, je suis certain qu'ils pourraient au moins y trouver du plaisir, à défaut d'une vocation. Pour les autres, je suis entré en contact avec une école moldue afin de voir ce qu'ils proposaient. Leur éducation serait bien moins coûteuse que celle des autres, aussi sont-ils libres de faire ce que bon leur semble. Cependant, nous pouvons leur proposer des emplois qui ne nécessitent pas d'être sorciers. J'emploie un comptable moldu et un traducteur, pour tous les documents internationaux. J'ai aussi un notaire, un avocat, un fournisseur d'alimentation pour mes hippogriffes qui élève des rongeurs… Comprends bien que nous pourrons proposer beaucoup de chose, s'ils le souhaitent. Le détail important dans cette clause concerne les ADEM seulement : ils s'engagent à venir faire leurs adem avec nous, et l'embauche n'est qu'une perspective. J'ai pour projet d'agrandir le champ de nos activités et j'aurai besoin de monde. J'ai pensé que peut être leurs souhaits pourraient m'inspirer des voies auxquelles je n'ai pas encore pensé. Et si je ne trouve pas de place chez nous, je les aiderai personnellement à trouver un autre employeur plus adapté à leurs besoin, avec lequel je m'arrangerai pour les questions de rémunération."


J'étais certain que je pourrais leur proposer bon nombre de choses moi même, suffisamment pour rendre notre proposition rentable. Certes, je voulais aider l'orphelinat, mais il ne s'agissait pas de couler mon business non plus. J'étais sur un énorme projet depuis quelques semaines, que je gardais secret tant que je n'aurais pas obtenu toutes les autorisations nécessaires. Ce serait quelque chose de grand, de spectaculaire, et j'escomptais m'en servir pour récolter des fonds au profit de l'orphelinat. J'ajoutai d'ailleurs d'une voix égale, comme si ce sujet là ne m'intéressait pas (ce qui était assez vrai, tout était calculé).

"Pour le don direct, ne crois pas qu'il s'agit d'une proposition à la légère. La totalité de la somme ne vient pas de nous, en réalité. J'en ai discuté avec quelqu'un, que tu connais peut être. Il s'agit d'Araekin Michaelis, il était à Poudlard en même temps que toi. Il est dans une situation similaire à la mienne et souhaite participer à hauteur de 1500 galions par an, expliquai-je en indiquant la notice explicative sur la dernière page. Il a également perdu ses parents, aussi comprend-t'il parfaitement la démarche. Pour les 3500 galions restants, il s'agit des bénéfices prévus pour nos actions dans le domaine sportif. On a fait un essai, il y a deux semaines, un match de quidditch amical dont la recette des places était vendue comme "don à une œuvre de charité". Nous avons tiré près de 500 galions de ce seul événement et les retombées très positives laissent à penser que nous pourrons aisément atteindre les 3500 galions prévus chaque année."

On m'avait suggéré d'ouvrir une buvette au prochain match, afin d'augmenter les profits. C'était une bonne idée et je regrettais de ne pas y avoir pensé pour le premier match. Enfin, c'était tout de même une somme, pour un événement sans grande couverture médiatique, à part un article dans le journal. Quant à ma discussion avec Araekin, ça avait été une évidence dès le moment où j'avais discuté avec mon ex voisine, Elizabeth, de l'accord qu'il avait conclu avec elle. Je me demandais d'ailleurs si nous finirions par devenir rivaux lui et moi. Un jour, peut être, nos entreprises tableraient sur le même marché et là... Enfin. Nous n'y étions pas encore et pour ma part je n'avais que peu d'intérêt pour les domaines d'activité de son affaire.

"Comme tu vois, tout a été pensé. Il ne manque plus que vos signatures. Ne te sens pas mise au pied du mur, je sais bien que tu ne signeras rien immédiatement. D'ailleurs, tu peux donner ça à Travis, j'ai pensé qu'il serait content d'avoir son propre exemplaire à lire tranquillement."

Je fis glisser vers elle le double du document que je lui avais donné, la couvant d'un regard tendre.

"Je sais bien que même si ça vient de moi, vous devez étudier la question à fond."


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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Sam 20 Jan 2018 - 13:36

- Je comprends tes inquiétudes. Mais, ils ont bien réussi à m'accepter, moi. Je t'assure qu'elle fera bonne impression, je n'ai aucun doute là dessus. Mais tu pourras en discuter avec elle toi même lorsqu'elle viendra te rencontrer.

Je sens mon visage se détendre. Peut-être qu'il a raison. Peut-être que tout va bien se passer. Je m'inquiète sûrement trop. Il sera temps d'y penser quand je discuterai avec la Grand-mère de mon soleil. Je le vois se détendre soudainement alors que le sujet suivant n'est pas moins important, au contraire. Pourtant son attitude décontractée me soulage, moi aussi, comme si sans en discuter le sujet est déjà réglé.

- En ce qui concerne les études, ne t'inquiète pas. Tu ne le sais peut être pas, mais nous n'avons pas seulement le haras. Ma mère travaillait avec les Hippogriffes d'espelette, aussi nous avons pas mal d'articles de Quidditch. On a besoin de vendeurs, de fabricants, de publicistes magizoologistes, potionnistes, professeurs de quidditch… Les possibilités sont nombreuses. Bien entendu, nous ne forcerons personne à épouser une profession qui ne serait pas en adéquation avec ses projets. Pour cela, je propose que les enfants sorciers viennent faire un petit séjour au haras. On pourrait leur montrer nos installations et voir si ça les intéresse. Et aussi leur proposer d'assister à nos cours de Quidditch, je suis certain qu'ils pourraient au moins y trouver du plaisir, à défaut d'une vocation. Pour les autres, je suis entré en contact avec une école moldue afin de voir ce qu'ils proposaient. Leur éducation serait bien moins coûteuse que celle des autres, aussi sont-ils libres de faire ce que bon leur semble. Cependant, nous pouvons leur proposer des emplois qui ne nécessitent pas d'être sorciers. J'emploie un comptable moldu et un traducteur, pour tous les documents internationaux. J'ai aussi un notaire, un avocat, un fournisseur d'alimentation pour mes hippogriffes qui élève des rongeurs… Comprends bien que nous pourrons proposer beaucoup de chose, s'ils le souhaitent. Le détail important dans cette clause concerne les ADEM seulement : ils s'engagent à venir faire leurs adem avec nous, et l'embauche n'est qu'une perspective. J'ai pour projet d'agrandir le champ de nos activités et j'aurai besoin de monde. J'ai pensé que peut être leurs souhaits pourraient m'inspirer des voies auxquelles je n'ai pas encore pensé. Et si je ne trouve pas de place chez nous, je les aiderai personnellement à trouver un autre employeur plus adapté à leurs besoin, avec lequel je m'arrangerai pour les questions de rémunération.


Je n'ai pas besoin de réfléchir à sa proposition pour comprendre que c'est la meilleure perspective d'avenir que les enfants de l'orphelinat n'aient jamais eu. Ils pourraient faire les études de leur choix et avoir une vie absolument trépidante et aisée. Ils pourraient devenir autonomes et travailler en France. Ils pourraient faire des prouesses, développer l'entreprise et juste être heureux ce qui pour moi serait juste fantastique. Je n'ai le temps d'ouvrir la bouche qu'il poursuit.

- Pour le don direct, ne crois pas qu'il s'agit d'une proposition à la légère. La totalité de la somme ne vient pas de nous, en réalité. J'en ai discuté avec quelqu'un, que tu connais peut être. Il s'agit d'Araekin Michaelis, il était à Poudlard en même temps que toi. Il est dans une situation similaire à la mienne et souhaite participer à hauteur de 1500 galions par an, expliquai-je en indiquant la notice explicative sur la dernière page. Il a également perdu ses parents, aussi comprend-t'il parfaitement la démarche. Pour les 3500 galions restants, il s'agit des bénéfices prévus pour nos actions dans le domaine sportif. On a fait un essai, il y a deux semaines, un match de quidditch amical dont la recette des places était vendue comme "don à une œuvre de charité". Nous avons tiré près de 500 galions de ce seul événement et les retombées très positives laissent à penser que nous pourrons aisément atteindre les 3500 galions prévus chaque année.


Je ferme les yeux et l'écoute parler de tous les efforts qui ont été mis en place. Bien sûr, je ne suis pas naïve, donner à une œuvre de charité fait toujours une bonne publicités aux entreprises. Pourtant j'ai ce réflexe ridicule de me dire qu'il fait tout ça pour moi. Parce qu'il m'aime et qu'il veut me soutenir. Parce qu'il en a les moyens aussi. N'importe qui aurait pu être vexé et prendre ça pour de la pitié. Moi je me sens encore plus amoureuse de cet homme au grand cœur qui me fait face.

Je l'écoute cloturer son « discours » et saisis les deux documents puis les pose doucement sur le bureau. Je me penche ensuite jusque dans mon sac à main ridicule et je récupère mon téléphone. Je ne sais pas comme ils ont fait, mais ici la magie n'interfère pas trop avec la technologie. Je lance un sourire à Arnaud, écrit un message à Travis lui indiquant qu'il a un contrat à regarder. Un gros contrat qui pourrait clairement améliorer la vie de l'orphelinat, puis je laisse s'échouer l'objet moldu sur la pile de papiers.

- Travis viendra examiner tout ça demain. Mais comme dans tout ce que tu entreprends, tu m'as conquise. Je signerai avec plaisir. Et maintenant !

Je pose mes deux mains à plat sur le bureau puis me lève avec entrain. Je joins ensuite lesdites mains et tire vers le haut pour m'étirer. Je sens un peu d'air sur mon ventre avec délectation puis me baisse pour me défaire de mes chaussures. Une fois fait je soupire un petit « ah » satisfait en remuant mes doigts de pied. Puis je me dirige vers mon soleil, m'assois sur ses genoux, passe mon bras autour de sa nuque et l'embrasse avec douceur. La Paddy professionnelle est définitivement partie et ses soucis avec.

- Bonjour Soleil. Tu m'as manqué tu sais ? J'ai entendu dire que tu voulais me parler de quelque chose... et finir couvert de nourriture aussi ?

Je rigole doucement en balançant mes jambes de bonne humeur. Est-ce qu'il a grandi ? Encore ? Hm... c'est légèrement sexy d'avoir un homme grand.


"La magie est partout, dans chaque part de la vie.
L'enfant l'attrape comme une douce maladie,
Elle le façonne, le fait grandir et bien sûr se tarie.
Elle évite l'adulte de peur d'être anéantie.
Mais quand on y réfléchit,
Chaque être cache une petite part de Magie."
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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Sam 20 Jan 2018 - 19:06
Curieux, je la regardai utiliser l'un de ces cellulaires qu'on utilisait souvent en dehors du monde magique.. Mon assistante en avait un, elle aussi. Elle s'en servait peu, car il était réservé aux appels de nos salariés moldus. Elle écrivit quelque chose avant d'abandonner négligemment le téléphone au dessus d'une pile de documents.

- Travis viendra examiner tout ça demain. Mais comme dans tout ce que tu entreprends, tu m'as conquise. Je signerai avec plaisir. Et maintenant !

Je rosis légèrement à ces mots, mais ne perdis aucunement de ma superbe. J'étais satisfait de lui avoir fait part de mon idée et qu'elle l'ait acceptée. D'autres auraient tout refusé en bloc, arguant ne pas vouloir être l'objet de favoritisme. Car je la favorisais, évidemment. Quiconque ayant vent de cette affaire s'en douterait. Pourtant, j'avais également des projets semblables, bien que de plus petite envergure, envers d'autres œuvres de charité qui m'intéressaient : j'avais entre autre fait récemment un don à une association moldue qui œuvrait pour la défense animale. La différence était dans l'ampleur et la régularité de mes dons.

Elle se leva et s'étira d'une façon telle que j'eus un alléchant aperçu de son ventre, ce que la courtoisie la plus essentielle m'interdit de faire remarquer. La courtoisie ou mon propre intérêt : si je le lui signalais, elle ne le ferait plus et ce serait dommage pour moi. Elle retira ses chaussures puis, une fois à son aise, vint s'installer sur moi dans un agréable enlacement qui se termina en baiser. Je fermai les yeux pour profiter de cet instant de douceur bienvenu.

- Bonjour Soleil. Tu m'as manqué tu sais ? J'ai entendu dire que tu voulais me parler de quelque chose... et finir couvert de nourriture aussi ?

Mon sourire s'élargit alors qu'elle s'amusait de cette perspective et je déposai un léger baiser sur sa joue en glissant la main dans son dos. Caressant doucement ses omoplates à travers le tissus de son haut, je répondis d'un air taquin :

"Si tu veux mon avis, il vaudrait mieux aller prêter main fort aux combattants avant toute chose, sans quoi nous risquerions d'arriver après la bataille. Il sera toujours temps de discuter ensuite, une fois que les enfants seront un peu calmés."

Je déposai un très léger baiser près de son oreille avant de murmurer :

"Seuls, rien que toi et moi."

Cela faisait un peu vieux couple à la recherche de temps à partager tandis que leurs marmots jouent dans le salon, et j'appréciais assez cette impression. Même si ce n'était pas facile tous les jours de profiter d'elle avec ses protégés à proximité, cela rendait notre temps seuls d'autant plus précieux. Je l'embrassai à nouveau, puis, dans un élan de folie, une lueur espiègle au fond des yeux, je la saisis dans mes bras telle une princesse de conte, me levai d'un bond et galopai en direction de la cuisine, ouvrant la porte avec mon coude sous le regard des gamins interloqués et couverts de farine. Debout là, dans l'encadrement de la porte avec Paddy dans les bras, j'avais de quoi les laisser perplexes...

"A l'attaque, jeunes gens, et que le meilleur gagne !"
M'exclamai-je avec un amusement sans bornes et pour la plus grande joie des marmots.


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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Sam 20 Jan 2018 - 21:19

Je ferme les yeux et me détends instantanément lorsque ses grandes mains caressent mon dos. Je sens les muscles de mes épaules rouler doucement sous l'attention. Je pourrais rester des heures sous le toucher de ces mains chaudes et fines. Je n'ai aucun mal à imaginer sa peau et la mienne en contact et l'idée me fait frissonner.

- Si tu veux mon avis, il vaudrait mieux aller prêter main fort aux combattants avant toute chose, sans quoi nous risquerions d'arriver après la bataille. Il sera toujours temps de discuter ensuite, une fois que les enfants seront un peu calmés.

J'entends ou je crois plutôt entendre cette petite touche de fourberie de sa personnalité qu'Arnaud cache si bien la plupart du temps et mon sourire s'agrandit alors que j'ouvre les yeux, juste pour sentir un baiser doux près de mon oreille qui fait partir le long de ma nuque la plus belle chair de poule que je n'ai jamais eue. Je rougis sous l'effet de cet acte et encore plus sous le petite « seuls » qu'il semble chuchoter à mon oreille. Je viendrai presque à oublier que quelque part, plus loin dans le couloirs, les garnements sont toujours en train de gâcher de la nourriture. Je viendrai presque à oublier que je suis à la tête d'un orphelinat très spécial et que la personne qui me tient dans ses bras fait partie des jeunes adultes les plus prometteurs de sa génération. J'en oublierai presque tout ce qui pèse sur chacun de nous. Et je décide de l'oublier, juste un moment. Je profite de la fin du frisson qui s'efface peu à peu et acquiesce à la proposition de mon cher et tendre. J'apprécie le baiser doux que l'on échange ensuite et plonge mon regard avec délectation dans l'océan bleu et rieur qui me fait face. Il m'a tellement manqué.

Nos nouvelles vies ont cette particularité qui fait que l'on se voit peu. Et si c'était déjà le cas depuis le début de notre relation à cause des études, une mer et deux pays ou presque nous séparent constamment maintenant. On a pas vraiment le temps pour l'instant de penser à nous, de faire des projets pour plus tard mais seule, parfois, j'y pense. Je me demande ce qu'il se serait passé avec Alicia en vie. Est-ce que j'aurais suivi Arnaud en France s'il me l'avait demandé ? Assurément je crois.

Je m'accroche à lui alors qu'il se met en branle et décide, semble-t-il de me porter comme une princesse. Je ris, le visage pris dans son cou et souffle sur sa peau pour me venger du baiser et de la sensualité de la proposition d'il y a quelques secondes. Puis je ris, de nouveau,plus fort. Juste parce que je suis heureuse, je crois.

Alors que nous pénétrons rapidement dans la cuisine, un silence de plomb s'installe sur les enfants, jeunes comme moins jeunes, tous surpris de nous voir comme ça. Je vois dans le regard de Josh, mon petit frère, mon tout petit, qu'il est soulagé de me voir plus détendue que je ne l'ai été durant ces derniers mois. À l'annonce de mon Soleil il crie un petit "à l'attaque" et envoie un œuf pile dans sa cible,mon si joli chemisier... zut alors je crains qu'on ne doive le jeter. J'espère que j'aurai de l'oeuf aussi sur la jupe, histoire qu'on la brûle et qu'on fasse une danse de la joie autour de ce feu improvisé.

Je me libère de mon soleil d'un coup de hanches maîtrisées et me saisie de la première munition à portée de main.

- Sale traitre !

C'est ainsi que je balance... une feuille de salade... sur mon petit frère. Évidemment elle le rate et de loin. Je regarde le projectile, puis Josh, et me prend un autre œuf sur la poitrine cette fois-ci.

-Vous l'aurez voulu !

Ni une, ni deux, je choisis un camp, n'importe lequel et commence à envoyer sans distinction toute nourriture qui arrive à portée. Au bout d'un moment j'envoie de la farine sur Arnaud, qui ne semble pas en reste. Mais nous sommes arrivés à un moment bien entamé de la bataille et bientôt il n'y a plus rien en état d'être lancé.

Je suis recouverte d'oeuf, de farine et de coulis de framboise, va savoir pourquoi. Les résidents commencent à ranger la cuisine, sous l'ordre d'Ellena qui refuse que quiconque utilise la magie. Elle n'a pas de pouvoir, elle va récurer avec ses mains alors tout le monde s'y met. Sauf Arnaud et moi qui sommes arrivés à la fin. Ordre de la chef des travaux.  Je lui sourie, reconnaissante et saisis la main de mon soleil pour nous éclipser.

Je le mène avec entrain dans ma chambre puis ferme la porte derrière nous, un sourire flottant sur les lèvres.

- J'ai oublié ma baguette en bas alors je vais juste aller prendre une douche si ça te dérange pas. Ensuite je te laisserai faire de même et on s'installera tranquillement pour parler de... et bien de ce truc dont tu veux me parler seuls à seuls ?

Je me mets sur la pointe des pieds, embrasse de façon aérienne ses lèvres puis m'enferme dans la salle de bain attenante pour une douche bien méritée. Je n'ai jamais pris de douche aussi rapide mais je ne veux pas le faire attendre. J'enfile ensuite un petit short et un débardeurs unis, seuls éléments propres présents dans ma salle de bain, puis ouvre la porte.

- Désolée, j'avais vraiment besoin de me changer. Fais comme chez toi, parce que tu es chez toi ici, de toute façon et... je rougis et marmonne un peu. Bref, je t'attends.

Je m'installe ensuite confortablement sur mon lit, munie de mon livre de chevet du moment.


"La magie est partout, dans chaque part de la vie.
L'enfant l'attrape comme une douce maladie,
Elle le façonne, le fait grandir et bien sûr se tarie.
Elle évite l'adulte de peur d'être anéantie.
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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Sam 20 Jan 2018 - 23:02
J'appréciais ses rires, la joie qui émanait d'elle alors que nous étions simplement nous, deux jeunes gens amoureux qui s'amusaient sans plus penser aux responsabilités ou à l'argent, au futur ou au qu'en dira-t'on. Elle souffla dans le creux de mon cou, engendrant une chair de poule phénoménale. Heureusement, j'avais une belle épaisseur de laine pour camoufler cette réaction et me contentai de sourire...

Sans perdre une minute en vains discours, Josh fut le premier à répondre à mon appel à la guerre. S'ensuivit une joyeuse bagarre de nourriture comme j'en avais rarement vues. Partout où se tournait le regard, tout n'était que cris, joie, rires et saleté. J'aurais probablement dû m'inquiéter de l'état de mes vêtements, mais cela ne m'effleura même pas l'esprit.

Je n'aurais su déterminer quand au juste Paddy s'était défaite de moi, mais elle s'amusait maintenant au milieu des autres, barbouillée de nourriture. Par ailleurs, l'œuf qui maculait son chemisier l'avait rendu un peu transparent et je me forçai à détourner le regard d'elle, multipliant les assauts sur les autres. Bien que nous soyons dans des camps différents, j'appréciais particulièrement ce jeu. La pression accumulée dernièrement descendit bien vite, ainsi occupé à lancer de la nourriture en tous sens. Enfin (hélas) la bataille se termina, faute de projectiles. Le branle bas de combat se dirigea alors vers la noble tâche du nettoyage. J'aurais bien proposé de laver les cuisines d'un coup de baguettes, mais le chef des opérations, en la personne d'Ellena, s'y refusa catégoriquement.

Je m'excusai d'avoir mis le bazard en ébouriffant mes cheveux pour retirer la farine qui s'y était glissée et m'apprêtai à suivre ma chère et tendre puisque nous étions dispensés de ménage. Juste avant de quitter les lieux, j'attrapai un muffin rescapé et pas trop abîmé, une idée germant dans mon esprit. Je le fourrai discrètement sous mon pull. Quelques secondes plus tard, j'entrai dans la chambre de ma belle ex-gryffondor à sa suite. Une fois la porte fermée, je poussai un petit soupir, l'agitation de la bataille descendant peu à peu.

- J'ai oublié ma baguette en bas alors je vais juste aller prendre une douche si ça te dérange pas. Ensuite je te laisserai faire de même et on s'installera tranquillement pour parler de... et bien de ce truc dont tu veux me parler seuls à seuls ?
-Vas y, ne t'inquiète pas. Je t'attend." répondis-je avec un sourire tendre.

Elle m'embrassa doucement avant de disparaître dans sa salle d'eau. Quel dommage de voir disparaître si tôt la transparence relative de son chemisier... Je poussai un petit soupir avant de m'intéresser à mon propre cas. N'étant pas expert en sortilèges ménagers, je me débarrassai de mon pull couvert d'une substance non identifiée qui ressemblait vaguement à de la confiture, décidant de rester simplement vêtu de mon t-shirt en coton. Blanc, pour une fois : le seul de ma garde robe à ne pas arborer une teinte sombre. Un coup de baguette suffit pour dépoussiérer mon jean, qui n'avait souffert que d'un peu de farine. N'ayant pas le réflexe de vérifier, j'ignorais que mes cheveux étaient encore gris de l'ingrédient susnommé.

Profitant de la douche de ma chère et tendre, je m'absentai quelques instants pour aller récupérer une certaine boîte qui était toujours cachée dans mon manteau. Je revins en vitesse, le souffle court et sortir le contenu de l'écrin de velours. Sans perdre davantage de temps, je fourrai son contenu dans le muffin préalablement emprunté en cuisine. Un petit coup de baguette pour rafraichir le tout et lui conférer un aspect plus appétissant, et le tour était joué. Juste à temps, car Paddy sortit à cet instant précis de la salle de bains et j'eus tout juste le temps de cacher ma baguette et de poser négligemment le gâteau sur mon pull. L'air de rien, ni vu ni connu.

- Désolée, j'avais vraiment besoin de me changer. Fais comme chez toi, parce que tu es chez toi ici, de toute façon et...

Elle rougit légèrement et je profitai de cette courte pause pour examiner sa nouvelle tenue. Simple, mais bien plus normale sur elle. J'avais bien plus l'habitude de la voir ainsi vêtue qu'avec les habits qu'elle portait un peu plus tôt. C'était vraiment ma Hana, la seule et l'unique.

Bref, je t'attends. termina-t'elle en s'installant sur son lit avec un livre.
-Si tu veux bien m'excuser un petit moment...
" Répondis-je simplement.

J'étais relativement propre, puisque contrairement à elle je n'avais reçu que de la farine, probablement un peu de sucre, et la confiture qui s'était cantonnée à mon pull. Cela dit, cela pouvait être amusant si elle découvrait ma surprise en mon absence... Aussi lui tendis-je le muffin en commentant d'un air particulièrement innocent :

"J'ai sauvé ça pour toi. Tu dois avoir faim après avoir fait tant de choses. Profites que je sois à la douche pour le manger, puis nous discuterons."

Je lui servis mon sourire le plus charmeur, celui auquel je savais qu'elle ne pouvait résister. Je m'éclipsai alors dans la salle de bains pour prendre ma douche, ricanant tout seul, en toute discrétion. Tout en me débarrassant de la farine coincée dans mes cheveux, je m'amusais à essayer de deviner sa réaction lorsqu'elle tomberait sur ma surprise.

On ne tombait pas tous les jours sur une bague en or sertie de rubis dans un muffin.


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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Lun 22 Jan 2018 - 22:44

Je fonds devant l'attention et le regarde, pleine d'admiration alors qu'il fait quelques pas vers la salle de bain. L'idée d'aller nous chercher deux chocolat chaud m'a effleurée un peu plus tôt et je crois que je vais profiter de son absence pour nous faire un petit plateau goûter. Mais avant ça, et puisqu'il l'a sauvé pour moi, je saisi le muffin et le regarde sous toutes ses coutures.

C'est une vieille habitude que l'on a, ici, de regarder ce que l'on va manger avant de le manger. Le muffin a l'air intact. Un sourire en pépites de chocolat blanc trône sur le dessus et je sais sans aucun doute que Josh l'a décoré. Il adore faire ce genre de chose. Je suppose que la bataille a démarré lors de la seconde fournée, et qu'ils m'avaient peut-être mis un muffin de côté ?

Assise sur mon lit, les pieds battants l'air, je regarde le muffin de près, de nouveau. Puis je m'amuse un peu avec, le montre à Nova, de loin, alors que mon petit poisson me regarde d'un air inquiet. C'est peut-être moi qui devrais m'inquiéter de ma santé mentale quand je crois que les poissons ont des air de quelque chose. Mais Nova est faite de magie, alors pourquoi pas. Bref. Un gargouillis horrible sort de mon ventre et je me décide enfin à croquer dedans... en me faisant super mal à la canine. Bon sang, mais qu'est-ce qu'ils ont foutu dans la pâte, des cailloux ? Des fèves ? Mais depuis quand on fait des muffins-galettes ?! Ça se fait pas, faut prévenir !

Je me décide à avaler ma bouchée, sans m'étouffer (ce qui est un exploit) puis regarde le petit objet caché dans mon gâteau. Je l'extirpe de là, telle la meilleure archéologue du monde et fronce les sourcils. Oh merlin. Je croyais avoir été claire. Ils vont m'entendre cette fois-ci, foi de Paddy.

Je saute sur mes pieds et sors de ma chambre en claquant la porte. On pourrait dire que je suis en colère. En arrivant sur les lieux du crime, la cuisine, je peux voir qu'Ellena est toujours là, accompagnée de Josh et des jumeaux, Ennis et Laura, qui sont à Poudlard depuis l'année dernière.

Le sourire de mon petit frère fond comme neige au soleil alors que, d'une voix plutôt posée, mais froide je m'adresse à eux, leur montrant ma trouvaille.

- Qu'est ce que c'est que ça ?

Laura me regarde, puis regarde le bijou, et doucement murmure.

- Une bague.

Je regarde sa petite frimousse qui semble culpabiliser pour rien et ma colère se barre en courant, la lâche. Je m'accroupis près d'elle et pose une main douce sur son épaule.

-Est-ce que l'un de vous est allé dans la pièce d'Alicia, fouiller dans sa boite à bijou pour trouver de quoi garnir vos muffins de petites surprises ?

Ennis recule, puis agrippe la main de sa sœur, ce qui me fait rire intérieurement, une vraie drama queen ce petit. Il a l'air offusqué qu'on l'accuse. Je laisse échapper un ricanement, ce qui a pour effet de le faire sourire, fier de sa bêtise. Ellena se rapproche de moi et me prend la bague des mains sans sommation pour l'observer.

- Ce n'est pas à Alicia, Paddy.

- Elle est à toi alors ? Parce que j'ai jamais vu d'objet aussi précieux ailleurs que dans la boite à bijoux d'Alicia.

- Alicia ne portait que des bijoux en argent.

- Je sais bien, je rétorque, c'est qui est biza...


- Elle est à Arnaud, me coupe Josh d'un coup.

Je tourne vivement la tête vers lui et fronce les sourcils.

- Comment ça ?


Face à moi j'entend Ellena pousser un petit « oh » et ma vision périphérique me permet d'enregistrer le sourire goguenard qui apparaît sur son visage. Je lui refait face, rouge de gêne, l'index en l'air pour lui dire de patienter.

- Ne saute pas les étapes, El' ! Qu'est ce que tu entends par là Joshy ?

Il hausse les épaules d'un air décontracté.

- J'ai vu Arnaud prendre le muffin. Il n'y avait rien dedans quand on l'a fait cuire, je l'avais mis de côté pour toi. Donc Arnaud a mis la bague, après.

Ellena se met à glousser et...

- Oh mon dieu c'est pas possible !

Je regarde l'objet plus en détail et je le trouve tout de suite merveilleux. Aux couleurs de ma maison, elle resplendit de mille feux. Mon amie me donne un gentil coup de coude.

- Qu'est ce que tu attends pour la mettre ?

Je rougis encore plus et balbutie.

- Je... Je ne vais pas la mettre.

- Quoi ? Tu vas pas dire non ?!

- Non ! Bien sûr que non, c'est juste que... je ne peux pas la mettre maintenant... il est en haut, tout seul, dans ma salle de bain et...

Je regarde de nouveau Ellena et fronce les sourcils. Elle se contente d'acquiescer à mon presque silencieux « la chaudière ne fait plus de bruit ».

- Oh Merlin. Ooooh Merlin. Je... enfin... bref...

- Dépêche-toi d'y aller, me hurle presque Ennis.

Je hoche la tête et me mets à courir comme une dératée dans le couloir puis me retrouve devant ma porte, tétanisée. Et là, je fais la chose la plus débile que je n'ai jamais faite de ma vie. Je frappe à la porte. De ma propre chambre.


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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Mar 23 Jan 2018 - 0:15
J’avais pris le temps de me laver très soigneusement, en particulier les cheveux : la farine s’y était mêlée à l’eau et au savon en formant une mélasse blanchâtre collante et peu appétissante. Cela me prit plus de temps que prévu, mais lorsque je sortis enfin de la douche, le miroir me confirma que j'étais impeccable. Je commençai par me sécher le corps, puis enfilai rapidement mes sous vêtements et mon jean, au cas où : merlin seul savait ce qu’il pouvait arriver ici et je préférais être à peu près présentable si jamais un des enfants déboulait sans prévenir. J’entrebaillai la porte et hélai Paddy, que je supposais être en train de lire sur son lit... Ou tombée dans les vapes aprés avoir trouvé mon présent.

“Hana ? Tu peux me passer mon pull s’il te plaît ? Fais attention il y a de la confiture dessus.”

Ce serait dommage qu’elle mette les mains dedans... J’avais l’intention de le rincer à l’eau pour éviter qu’il soit fichu. J’attendis quelques instants, l’oreille tendue, mais ne captai aucun son. Rien, pas même une respiration.

“Paddy ?” Appelai-je cette fois avec une note d’inquietude dans la voix.

Toujours rien. Pris d’une soudaine panique et craignant qu’elle ne se soit étouffée avec la bague, je me précipitai dans la chambre... Pour tomber sur un poisson manifestement perplexe. De toute évidence, ma belle s'était fait la belle... la plaisanterie me tira un sourire mi figue, mi raisin et je m’emparai moi meme de mon pull, toujours torse nu et mes cheveux dégoulinant sur mes épaules. Elle était probablement partie inspecter les travaux finis. Du moins, je l’esperais... il valait mieux ça qu’imaginer qu’elle se soit enfuie après avoir trouvé la bague. Elle pourrait refuser, bien sûr. Mais de la à me fuir... non, je préférais ne pas envisager cette option.

Je retournai dans la salle d’eau sous le regard curieux de Nova en laissant la porte ouverte afin de l’entendre si Hana revenait. Je m’appliquai alors à nettoyer mon pull a l’eau froide, frottant la confiture sans pitié jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. Cela ne me prit pas très longtemps, car la substance visqueuse n’avait pas encore eu le temps de sécher. Pourtant, aussi court fut-il, le processus couvrit le bruit de Paddy qui frappait.

Une fois fait, j’essorai la laine tant bien que mal à la main, puis entrepris de me sécher les cheveux avec une serviette. Je ne pouvais enfiler mon t shirt avec les cheveux humides. Je ne supportais pas la sensation du coton mouillé sur la peau, froid et collant. Je n’enfilais par ailleurs jamais rien à moins d’etre parfaitement sec, quitte à être un peu excessif sur le séchage. Cela faisait un boucan terrible, le frottement du tissus éponge sur mes oreilles m'empêchant d’entendre quoi que ce fut venant de la porte.

Je me retrouvais donc nu jusqu’à la taille, la tête fourrée dans une serviette que je frottais énergiquement, inconscient de ce qu’il se passait au dehors.


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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Mar 23 Jan 2018 - 20:53

Je retoque à la porte et murmure le prénom de mon soleil, sans résultat. Est-ce que... Est-ce qu'il est parti ? Est-ce qu'il s'est mis à regretter tout d'un coup et a décidé de partir ailleurs pendant que j'étais à la cuisine ? J'étais tellement occupée à la cuisine que j'ai pu rien entendre mais ça me paraît bizarre. Ou alors il a cru que je ne voulais pas de lui et il s'est barré par la fenêtre ? Ou peut-être qu'il s'est pendu avec les draps... Oh merlin, oh merlin, oh mer...

-Paddy ?

Je sursaute à l'autre bout du couloir qui donne sur ma porte et regarde, surprise, le haut des escaliers. Ellena se tient là, l'air amusé et perplexe. Je crois je me suis mise à faire les cent pas sans faire exprès. J'ai la bague entre les doigts et le métal à eu le temps de réchauffer au cœur de ma main. Elle est plutôt lourde et apaisante, dans un sens. Mon amie me rappelle et je la rejoins sur le pas de la porte, en rougissant. Elle tient dans ses mains un plateau avec deux chocolats chauds et des tartines et je bénie le monde d'être venue dans cette famille.

-Il s'est passé quelque chose ?

Je secoue la tête de droit à gauche, puis hausse les épaules. Un sourire de protection que je n'avais pas conscience d'avoir se met à craqueler et je me remets à triturer la bague. Fichus tics. Je regarde mes pieds nus et soupire.

- On a rarement vu des lions si peu courageux. Je suis flippée. Même pire que ça. Je chuchote.

Ellena ouvre la bouche mais je lève la main pour lui faire signe de me laisser continuer puis montre la porte.

- Derrière ce battant il y a le garçon, puis l'homme le plus incroyable que je n'ai jamais rencontré. Il a un cœur énorme et son amour pour les animaux semble sans fin. Il est doux, gentil, si avenant et absolument adorable. C'est un des chefs d'entreprises les plus imminents de la société magique alors qu'il n'a que la vingtaine. Il a remit sur pied une boite vouée à la destruction. Il est français, et à moitié japonais et je suis sûre que l'exotisme coule dans ses veines à chaque minutes qu'il vit même si ça ne veut rien dire. Il m'apporte chaque jour tant d'amour, de tendresse et je suis certaine dès que je pense à lui que, quelque part,dans son esprit, j'ai ma place. Il est riche même si je m'en fout plus que tout de son argent, c'est dans son âme et son cœur qu'il est riche. Et il veut m'épouser moi ? La pauvre orpheline ? Bon d'accord il se fiche de savoir que je suis orpheline mais il doit gérer son entreprise en France et moi je suis ici. Je sors à peine de Poudlard et je n'ai aucun projet fixe. Cet orphelinat... Vous, vous êtes tout ce que j'ai. Et sans vouloir te vexer, qu'est ce que ça lui apporterait, à lui ? Il pourrait avoir une femme sexy, une vraie dame qui porte des jupes courtes et des rouge à lèvres flashy, quelqu'un de cultivé, avec de la répartie et qui serait capable de... je ne sais pas moi, d'être la femme d'un chef d'entreprise ! Je suis sûre que le dragon qui lui sert d'assistante n'était pas d'accord. Bon sang personne ne serait d'accord pour que j'épouse un type pareil. Il est... il est parfait. Et moi je suis...moi ? Est-ce que c'est bizarre de se sentir si paniquée dans ce cas-là ?

Je vois mon amie se rapprocher de moi et souffler.

- J'ai cru que tu n'arrêterais jamais de parler !

Elle me fourre le plateau dans les mains, récupère la bague et la met sur le plateau.

- Premièrement nous sommes tous parfait pour quelqu'un. Ou alors nos imperfections deviennent le petit ruban qui décore mieux le cadeau, tu vois ? Deuxièmement, je ne suis pas Serena, je ne sais pas comment vous faites toutes les deux pour vous réconforter quand vous êtes dans ces moments bizarres d'auto-flagellation. Et enfin...

Elle ouvre la porte et me pousse dans la chambre.

- C'est pas avec moi que tu dois parler de ça, mais avec lui.

Puis elle quitte la pièce en fermant la porte. Je me retrouve face à la porte de la salle de bain et un Soleil torse nu. Mon anxiété monte d'un cran et je pose le plateau sur mon bureau puis saisis la bague dans la main gauche. Je fais tourner mon index droit dans le bocal de Nova, laissant le poisson venir m'effleurer la peau puis souffle en tremblotant. Je me redresse ensuite et me tourne vers mon Soleil. La paume ouverte vers le haut, la bague à l'intérieur.

- Hum, Arnaud ? J'ai euh... trouvé ? La bague. Enfin si elle est bien de toi... Je veux dire que... enfin... Les autres m'ont assurés qu'ils n'avaient pas piqué de trucs dans la boite d'Alicia... Et euh Ellena m'a parlé d'un truc, un conte, dos d'âne ou je ne sais quoi... Enfin je... bref ? Veux-tu m'épouser ? Enfin, pas dans ce sens-là... Enfin si mais, est-ce que je me suis trompée ? Parce que moi je serai ravie de t'épouser ! Je ne sais pas encore bien ce que tu me trouves mais moi je te trouve absolument fantastique et magnifique, regarde-toi, aussi beau avec que sans vêtements et... oh merlin est-ce que je suis en train de te demander en mariage avec la bague que tu voulais m'offrir ? Je suis ridicule, pardon...

Je m'assois sur le lit, le visage dans les mains, rouge de honte.


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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Mar 23 Jan 2018 - 22:32
A l'instant où je reposai la serviette sur son portant, j'entendis la porte se refermer et me tournai pour tomber sur une Paddy au visage grave, un plateau dans les mains. Elle disparut de mon champ de vision et je me saisis de mon t-shirt pour la rejoindre, intrigué. Son expression n'était pas précisément de bonne augure et je ne savais trop qu'en penser. Mais au moins, elle était là.

J'avançai vers elle, me stoppant net dans l'encadrement de la porte de sa sale de bains. Elle me fait face, la main ouverte sur la bague que je lui ai offerte. J'avais choisi intentionnellement de l'or et du rubis, en rappel à Gryffondor, car j'avais bien compris que le sentiment d'appartenance à cette maison était très important pour elle. J'avais mis un moment à faire comprendre au joailler ce que je voulais et le bijou avait été tout spécialement fait pour elle. Il représentait une fleur, en référence au surnom que je lui donnais, assorti d'une gemme en forme de plume, qui me représentait moi. Une boucle assortie de diamants faisait mention de ce fameux jour du ruban blanc... En somme, c'était un bijou qui nous correspondait parfaitement.

Visuel de la bague en question:
 

J'étais très satisfait du résultat et je recommanderais chaleureusement cet artisan à quiconque chercherait un bijou. Je l'avais d'ailleurs remercié d'un confortable pourboire, bien que la bague en elle même m'ait déjà coûté cher. Je n'avais pas vraiment regardé à la dépense, car j'avais songé que c'était là une occasion unique dans une vie. Du moins c'était ainsi que je l'envisageais !

La gêne évidente de ma chère et tendre m'inquiétait. Peut être n'aimait-elle pas le bijou ? Pire, peut être comptait-elle me la rendre en refusant ma proposition ? Il fallait bien avouer que cette façon de faire ma demande était un peu vague et j'aurais peut être dû opter pour une méthode plus conventionnelle, en m'agenouillant au coeur d'un dîner par exemple ? J'avais écarté cette option car je m'étais dit qu'elle ne nous correspondait pas, mais peut être m'étais je trompé...

"Hum, Arnaud ? J'ai euh... trouvé ? La bague. Enfin si elle est bien de toi... Je veux dire que... enfin... Les autres m'ont assurés qu'ils n'avaient pas piqué de trucs dans la boite d'Alicia... Et euh Ellena m'a parlé d'un truc, un conte, dos d'âne ou je ne sais quoi... "

J'esquissai un petit sourire amusé à l'idée qu'elle ait tout d'abord pensé qu'il s'agissait là d'une plaisanterie. Sans parler de sa légère méprise quant au nom du conte : en effet, je m'étais inspiré de Peau d'Âne pour ma demande. Cela faisait déjà deux semaines que je transportais la bague dans son écrin partout, à la recherche de l'occasion idéale.

"Enfin je... bref ? Veux-tu m'épouser ? Enfin, pas dans ce sens-là... Enfin si mais, est-ce que je me suis trompée ? Parce que moi je serai ravie de t'épouser ! Je ne sais pas encore bien ce que tu me trouves mais moi je te trouve absolument fantastique et magnifique, regarde-toi, aussi beau avec que sans vêtements et... oh merlin est-ce que je suis en train de te demander en mariage avec la bague que tu voulais m'offrir ? Je suis ridicule, pardon..."

Je l'avais laissée parler, d'abord de crainte de l'interrompre au milieu d'une phrase, tant elle peinait manifestement à exprimer ses idées, puis ensuite... J'étais bien trop estomaqué pour l'interrompre. N'avait elle toujours pas compris que mon amour n'était pas soumis à condition ? Je ne lui demandais rien d'autre qu'elle même... Comment pouvait elle penser cela ?

Elle semblait enfin avoir terminé et s'assit sur son lit, son visage  empourpré par la gêne. Je poussai un léger soupir défaitiste : Elle n'était vraiment pas impartiale sur son propre compte... Je me demandais vraiment d'où pouvait venir ce manque de confiance en soi, qui me semblait incongru étant donné la maison qui l'avait accueillie tout au long de ses études. Je m'avançai lentement, abandonnant mon t shirt sur le lit près d'elle et m'agenouillai devant elle, posant une main sur son genou et glissant l'autre sous son menton pour l'inciter à lever les yeux vers moi. Je répondis d'un ton ferme mais doux :

"Je n'ai aucun doute. Peu m'importent les objections, peu m'importe que tu n'aies pas l'air de te croire assez bien pour toi et peu m'importent les difficultés. Ne peux-tu simplement comprendre que je t'aime ?"

Je marquai une pause et me penchai en avant afin de déposer un délicat baiser sur ses lèvres, prenant son visage en coupe entre mes mains. Puis je m'écartai légèrement, plongeant mon regard dans le sien.

"Si tu veux bien de moi, alors je veux que le monde entier sache que je t'aime et que je veux passer le reste de ma vie à tes côtés."

Je lui souris timidement, saisissant la bague dans sa paume d'un geste lent, tout en prenant sa main dans la mienne. Afin que les choses soient claires, j'étais prêt à la lui enfiler selon sa réponse à la question rituelle :

"Veux-tu m'épouser ?"


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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Lun 5 Fév 2018 - 21:16
Le visage plongé dans les mains, j'essaie de me calmer. J'ai la vive impression que ma peau a cramé sous un soleil éternel. J'ai chaud, comme une auto combustion instantanée et mon dieu que j'ai honte. Oui j'ai honte de moi. Souvent. Et je sais que c'est risible pour un Gryffondor parce que tel le lion on devrait toujours être fier de chaque partie de nous. Je suis fière de beaucoup de choses chez moi. Tout d'abord j'ai un joli nez. Et je n'ai pas une pilosité hyper développée ce qui en soi est plutôt cool. Je suis douée sur un balais et en métamorphose et je n'ai jamais raté une potion de ma vie, ou alors si c'est le cas, trop peu de fois pour compter vraiment. Je fais du bon caramel au beurre salé et je sais plaisanter – de façon plutôt médiocre, je l'avoue – en toute circonstance, même les pires. C'est juste que... c'est juste que quand c'est important, quand ça compte vraiment pour moi, je perds mes moyens et je débite tout un tas d'âneries comme celles que je viens de lui dire.

J'ai honte de moi parce que je ne suis absolument pas une femme d'affaire sûre d'elle et en pleine possession de ses moyens. J'ai honte de moi parce que je ne suis absolument pas capable de faire des galas, ou des œuvres de charités ou que sais-je encore pour montrer à la mondanité que mon mari et son entreprise – l'une des plus mondialement importantes dans son domaine, si je ne l'ai pas déjà souligné – sont des initiatives bien comme il faut et responsables. Je pourrai sourire, je pourrai rire assurément. Je pourrai me montrer calme et même m'habiller comme une femme si c'est pour éviter de faire honte à mon Soleil mais je sais d'avance que si j'ouvre la bouche, à l'instant même ou je l'ouvrirai, tout son travail sera ruiné. Exactement comme ce que je suis en train d'accomplir avec le travail d'Alicia.

La vérité c'est que je suis effrayée. Flippée. Complètement tétanisée. S'il me demande, tout de suite, si je veux l'épouser, je sais ce que je répondrai. Mais au fond de moi, est-ce que je veux l'épouser ? On est si jeunes tous les deux... et si on allait trop vite ? Et si ça ne marchait pas ? Et si on se trompait l'un sur l'autre ? Bon sang on ne vit même pas ensemble ! Je ne sais même pas quel est son shampoing préféré ou ce qu'il préfère au petit déjeuner, ou s'il préfère les animaux à poils longs ou courts ? S'il veut des enfants plus tard ? Oh mon dieu... et moi alors, est-ce que je sais tout ça de moi-même ?

Je suis à deux doigt de paniquer réellement et je sens un soudain contact sur mon genou dénudé. C'est chaud, doux et légèrement rugueux à la fois. C'est agréable et ça me ramène sur terre aussi efficacement qu'une bonne gifle. Le même contact se fait sur mon menton et mon regard que je n'ai pas conscience d'être humide croise cet océan de confiance et d'amour que sont les yeux de mon soleil.

Et soudain, plus rien n'existe. Rien que ces grands yeux qui me regardent avec tant de tendresse. Plus d'angoisse, plus de peur ni de tétanie. Je sais d'avance que tant que ce regard croisera le mien, rien ne pourra m'arrêter. Je me sens fondre de douceur face à son discours puis brûler d'amour quand sa question franchit ses lèvres.

J'ouvre la bouche pour répondre mais ma gorge est nouée par l'émotion. Je ne peux qu'hocher la tête plusieurs fois, le laisser me mettre la bague au doigt avec ses grandes mains merveilleuses et lui sauter dessus, mes mains entourant son cou pour l'embrasser à pleine bouche. Bien évidemment, mon empressement nous fait tomber, moi sur lui, lui sous moi, la peau de mon ventre rencontrant la sienne sous un débardeur qui s'est lâchement relevé. J'enregistre à peine la sensation agréable de nos peaux l'une contre l'autre mais je sais que mon corps, lui, analyse et répond favorablement à tous ces détails, le tout se manifestant par une bien heureuse chair de poule.

Je suis bien trop concentrée sur cette sensation de chamallow fondu qui empêche mon cerveau de bien réfléchir. L'une de mes mains s'est retrouvée à choyer la chevelure d'ébène de mon fiancé (...mon fiancé ! J'y crois pas!) et la seconde laisse ses doigts errer sur la clavicule découverte de mon soleil. Je l'embrasse avec plus de profondeur que je ne l'avais jamais fait, laissant passer tout mon amour et ma tendresse à son égard. J'ai l'impression de me perdre, de m'abandonner, de me dévoiler à lui à travers ce baiser. Merlin que je l'aime ! Je ne pense pas, ou si peu, au parquet sous son dos, aux tartines qui nous attendent non loin, à Nova qui nous observe de ses yeux globuleux ou aux enfants qui pourraient très bien être en train de nous épier derrière la porte. Il n'y a que lui. Lui et ses mains parfaites, lui et sa bouche parfaite, lui et ses cheveux parfaits. Même son odeur est parfaite !

Je finis par être à bout de souffle et je romps notre baiser, un sourire probablement niais sur le bord des lèvres. Je lui embrasse le nez en riant puis pose ma tête sur son torse, à l'endroit exact de son cœur, prenant mes aises sur lui. Il est chaud, c'est agréable. Les doigts de ma main gauche effleurent son flanc comme s'il était fait des cordes d'une harpe que je voudrais frôler.

C'est à ce moment précis que je m'en rends compte. Arnaud est torse nu. Il n'a jamais été dénudé devant moi...enfin pas autant. Et là je suis complètement affalée sur sa peau, son agréable et merveilleuse peau. Merlin j'espère qu'il n'est pas gêné... Je reprends mes caresses, plus proche de son nombril cette fois et lance la conversation, mine de rien.

-La bague est merveilleuse. C'est le plus joli des objets que je n'ai jamais vu. Je ne l'enlèverai plus jamais, tu sais ? C'est un vrai trésor.

Je laisse un petit silence se faire puis reprends.

- Est-ce que tu veux que je me lève ? Pour... tu sais, pour que tu enfiles un t-shirt ? Je sais que tu n'es pas à l'aise avec la nudité.



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Arnaud Malefoy
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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Jeu 8 Fév 2018 - 16:52
Je n'avais pas vraiment besoin de mots pour comprendre l'expression d'Hana à cet instant. Son visage parlait pour elle et il me suffisait d'observer l'étincelle dans ses pupilles pour savoir ce qu'elle pensait de tout ceci. Même si elle s'était montrée inquiète au premier abord et qu'elle doutait, les choses étaient aussi claires pour elle que pour moi. J'étais convaincu que nous étions faits l'un pour l'autre et j'avais un profond désir d'être auprès d'elle à chaque instant. De la voir chaque jour, d'assister à ses joies et la soutenir dans ses peines, d'évoluer avec elle, nous soutenant mutuellement pour pousser toujours plus haut.

Elle finit par acquiescer d'un signe de tête et mon sourire s'élargit plus encore. D'un simple geste, j'enfilai la bague à son annulaire, un profond sentiment de satisfaction m'étreignant la poitrine. J'avais la conviction que tout était parfait à cet instant, que ma vie avait pris une nouvelle direction. Une direction pleine de promesses, qui laissait présager tant de bonheur... Je poussai un petit soupir satisfait qui fut interrompu par ma chère et tendre qui me sautait au cou pour m'embrasser. Un baiser explosif, si passionné que je retins un hoquet de surprise.

Je tombai à la renverse, déséquilibré par la soudaineté de cette étreinte, mon échine se contractant au contact dur et froid, un peu rugueux du parquet. Je papillonnai quelques instants, non pas à cause de cette froideur, mais plutôt en réponse à la chaleur veloutée du ventre de Paddy, traîtreusement dévoilée par un mouvement sournois de son débardeur. C'était la toute première fois que nos peaux se touchaient ainsi. C'était bien différent d'un toucher du bout des doigts ou d'un baiser... C'était bien plus intime. Je frissonnai, une remarquable chair de poule apparaissant aussitôt sur mes bras. Nous ne nous touchions pas souvent d'une telle façon... Peut être même jamais, en réalité. J'étais gêné par le fait d'être à demi nu devant elle, mais je savais bien que ce genre de choses arriverait un jour...

Hana passa ses doigts dans mes cheveux, des frissons parcourant mon corps, me laissant pantois. Je n'étais pas sûr d'être capable de répondre convenablement à ses gestes : je n'avais jamais été avec une autre femme qu'elle, et j'avais la sensation d'être pataud. Ses baisers se firent plus pressants, plus intenses encore et je posai doucement une main sur ses reins et l'autre entre ses omoplates, comme pour m'assurer que c'était bien réel. Qu'elle se tenait bel et bien là, près de moi. J'aimais sa proximité, la chaleur de son corps contre moi, la douceur de sa peau... Elle effleura ma clavicule et mon souffle accéléra soudainement. J'étais pris de court et ne m'attendais pas du tout à ce retournement de situation. Quelques instants plus tôt elle était toute chamboulée par ma proposition et voilà que nous étions en train de... De nous toucher. Certes, c'était relativement innocent, mais tout de même !

Après un temps à la fois infini et bien trop court (curieuse sensation que d'avoir l'impression que les choses allaient à la fois trop vite et trop lentement), elle s'écarta légèrement de moi, le visage illuminé d'un sourire assez grand pour faire pâlir le soleil. Elle déposa un léger baiser sur mon nez, me faisant remuer sous elle, puis posa sa tête sur moi. Comme s'il n'y avait rien de plus naturel. Ce qui était à la fois cohérent et perturbant... Elle effleura mes côtes ce qui me chatouilla étrangement. Je retins un petit rire et remuai à nouveau dans le but d'échapper à ce que je considérais comme une agression sournoise sous de faux airs innocents. Bien qu'elle devait ignorer que j'étais extrêmement chatouilleux...  Elle ne s'en était probablement pas rendue compte, car elle poursuivit en me titillant sur le ventre et je grimaçai pour m'empêcher de pouffer. Heureusement, elle me permit de me concentrer sur autre chose en répondant à l'une de mes inquiétudes :

-La bague est merveilleuse. C'est le plus joli des objets que je n'ai jamais vu. Je ne l'enlèverai plus jamais, tu sais ? C'est un vrai trésor.

Je lui dédiai mon plus beau sourire, ravi. J'étais sincèrement heureux qu'elle lui plaise. De mon point de vue, elle lui allait très bien, même si c'était assez étrange de la voir porter un bijou. Elle n'en était pas très friande, la plupart du temps.

- Est-ce que tu veux que je me lève ? Pour... tu sais, pour que tu enfiles un t-shirt ? Je sais que tu n'es pas à l'aise avec la nudité.

- Ca va. Je veux dire, je suis un peu gêné, mais enfin... Ca m'a l'air... Naturel."


Difficile à expliquer exactement, mais j'étais moins perturbé que je ne l'aurais cru. Je me sentais bien avec elle, en confiance. Et puis, je portais toujours mon pantalon, ce qui minimisait l'étendue de ma "nudité". Je le lui fis d'ailleurs remarquer avec un petit sourire, pragmatique :

"Tu sais, je suis toujours plus habillé que lorsque je porte un maillot de bain. Même si je ne nierai pas qu'il y a une différence entre aller à la plage et notre position... Disons le, c'est un peu plus... Heu... Enfin, tu vois."


J'aurais eu bien du mal à exprimer clairement ma pensée. Enfin, j'aurais pu, mais ça aurait été bien trop me demander. Je voulais bien faire beaucoup de choses, mais prononcer certains mots était rigoureusement hors de question. Lui dire qu'elle était excitante, qu'elle m'aguichait et que j'aurais voulu lui faire tout un tas de choses... Non. Cela pouvait rester tranquillement tapi dans le secret de mon âme jusqu'à ce que je me sente assez fort pour les lui dire. Mais j'avais la sensation que j'aurais besoin de davantage de temps pour cela, et aussi d'expérience. Un jour, j'aurais la confiance en moi et l'éloquence nécessaire pour le lui dire. J'étais certain qu'elle saurait attendre que je sois prêt pour cela.


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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Sam 10 Mar 2018 - 23:08
 
- Ca va. Je veux dire, je suis un peu gêné, mais enfin... Ca m'a l'air... Naturel.

Je souris, expulsant doucement ma respiration sur son torse nu. Je suis ravie de voir que sa réponse n'a pas tardé. Il n'a pas cherché à trouver un excuse ou à expliquer ce qu'il ressent par rapport à cette situation nouvelle. Et la façon dont il me l'annonce rend la phrase aussi naturelle que la situation l'est pour lui. Quant à moi, j'aimerai rester ici pour toujours, à écouter son cœur battre, sa voix résonner dans sa cage thoracique et à caresser ses côtes avec douceur, même si j'ai l'impression que cette dernière partie semble le déranger un peu. Je décide de stopper mes caresses et pose ma main gauche bien à plat sur son torse, profitant juste de nos contacts prolongés. C'est fabuleux d'être juste  là, l'un contre l'autre, légèrement dénudés.

-Tu sais, je suis toujours plus habillé que lorsque je porte un maillot de bain. Même si je ne nierai pas qu'il y a une différence entre aller à la plage et notre position... Disons le, c'est un peu plus... Heu... Enfin, tu vois.

Je pouffe un peu à sa réaction. C'est vrai que techniquement, il est plus habillé que pour aller à la plage. Et moi aussi d'ailleurs. A moins que je ne me baigne en combinaison de plongée, là ce serait kiff kiff.

-Même si je ne nierai pas qu'il y a une différence entre aller à la plage et notre position... Disons le, c'est un peu plus... Heu... Enfin, tu vois.

Je sens mes joues s'échauffer jusque dans mon cou. Je suis certaine que ma peau a pris une jolie une teinte rosée. Je vois absolument ce qu'il insinue là. Je veux dire, bien sûr que c'est différent. Je suis une « femme » et lui un homme et dire qu'il ne m'attire pas serait vraiment mentir. Il est beau, sexy et Merlin, je crois bien que je n'ai jamais ressenti ça pour personne, physiquement parlant, et cardiologiquement parlant et... et tout ça ! Je suis certaine qu'il ressent la même chose en plus, je veux dire, il me rend mes baisers, m'enlace, initie des contacts, le genre de truc qu'un couple amoureux fait naturellement et qu'il fait à merveille.

Je me redresse légèrement, histoire d'aligner mon corps sur le sien, provoquant une friction de nos peau qui fait remonter une longue chair de poule sur mon échine. Je l'ignore tout comme le rouge qui ne quitte pas mes joues et pose mes bras en travers de son torse, mon menton sur mes mains posées à plat.

-Je vois, ne t'inquiète pas. Et ça m'arrange que ça ne te dérange pas, parce que laissez-moi vous dire Monsieur Malfoy que vous êtes à la fois le plus adorable, le plus confortable et le meilleur coussin humain que je n'ai jamais testé. Le seul aussi mais ça me va bien. Je te préviens, je risque de me servir de toi comme oreiller plusieurs fois durant les prochaines années.

Je m'arrête et souris, timidement.

- C'est bizarre. Je veux dire... on va se marier. On va vraiment se marier. Je serais à toi toute entière et toi à moi de la même manière. C'est pas du tout effrayant contrairement à ce que je pouvais penser. Bien sûr je flippe des retombées que ça pourrait avoir sur toi mais... mais Merlin... j'ai jamais rien eu de bien à moi et je sais que tu n'es pas un objet mais c'est ça la signification d'un mariage non ? Se donner en entier à la personne, à l'âme qu'on aime le plus au monde, au seul être dans cet univers qui nous correspond et saura prendre soin de nous. C'est pas bizarre qu'on se marie c'est juste que... je peux enfin dire à voix haute des choses que j'avais à peine osé envisager... comme le fait de me servir de toi comme nounours pour le reste de nos jours.

Je me mordille la lèvre inférieure, réfreinant un sourire.

- C'est plutôt délectable, tu devrais essayer.


"La magie est partout, dans chaque part de la vie.
L'enfant l'attrape comme une douce maladie,
Elle le façonne, le fait grandir et bien sûr se tarie.
Elle évite l'adulte de peur d'être anéantie.
Mais quand on y réfléchit,
Chaque être cache une petite part de Magie."
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Arnaud Malefoy
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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Dim 11 Mar 2018 - 15:42
Elle respirait au dessus de moi, son souffle chaud caressant ma peau aussi bien que ses mains. Mais ce contact-là était plus intime, plus... Je n'aurais su réellement le définir, mais j'aimais cela. J'aimais l'idée qu'elle soit la première à me procurer de telles sensations, la première à effleurer ma peau de ses doigts, la première encore à découvrir une facette de moi qui n'avait encore jamais fait surface en ce monde. Plus encore, j'aimais que nous le découvrions ensemble, car j'étais aussi ignorant qu'elle en la matière. Je n'étais pas vraiment un garçon tactile et ce genre de choses ne m'avait jamais vraiment intéressé. J'étais intimement convaincu que si ça n'avait été pour elle, je n'aurais jamais découvert la véritable signification du mot "désir".

Elle cessa bientôt de me taquiner les flancs pour simplement poser sa main sur moi et je me détendis imperceptiblement. Non pas que ce contact me mît mal à l'aise, en fin de compte. C'était plutôt le contraire, en réalité, et je n'étais pas sûr de savoir garder mon calme et mon apparente neutralité si elle persistait à agir de la sorte. Si j'écoutais mes plus bas instincts, je risquais de commettre un acte irréparable... J'avais soigneusement réfléchi à la question et je ne voulais pas que notre première expérience se déroule simplement sous le coup des hormones, de la tension qui flottait entre nous.

Lorsque je mentionnai le caractère spécifique de notre position actuelle, elle se mit à rougir si joliment que je ne pus m'empêcher de lui caresser la joue du bout des doigts. Elle était si douce, si délicate… Et pourtant, Merlin savait que ce n'était pas les premiers qualificatifs qu'on lui attribuait lorsqu'on la rencontrait. Mais j'aimais cette chance qu'elle me donnait de voir au-delà des apparences… Je nous sentais en parfaite adéquation, et c'était là une grande source de bonheur dans ma vie.

Elle bougea quelque peu, juste assez pour que nos corps entrent en contact, causant une infime accélération dans ma respiration. Elle ne pouvait deviner l'effet qu'elle me faisait, j'en étais convaincu. Elle n'avait aucune conscience de sa propre personne et de sa propre beauté. Pourtant, il me suffisait de la regarder pour qu'elle perturbe ma respiration. Peut être était-ce moi l'anormal, à avoir le sang chaud pour si peu… Mon introspection m'empêcha par ailleurs de remarquer ses propres réactions à mon contact et je fis un effort titanesque pour me concentrer sur ses paroles.

-Je vois, ne t'inquiète pas. Et ça m'arrange que ça ne te dérange pas, parce que laissez-moi vous dire Monsieur Malfoy que vous êtes à la fois le plus adorable, le plus confortable et le meilleur coussin humain que je n'ai jamais testé. Le seul aussi mais ça me va bien. Je te préviens, je risque de me servir de toi comme oreiller plusieurs fois durant les prochaines années.

Un large sourire éclaira mon visage à cette idée. Voilà qui me paraissait tout à fait délectable. Une perspective des plus alléchantes, d'autant que sa petite blague cachait à mes yeux un sens bien plus profond. Sous ce glaçage de plaisanteries se cachait un cœur fondant d'amour. Je fondais pour elle davantage chaque jour, goûtant avec plaisir à la crème des sentiments.

- C'est bizarre. Je veux dire... on va se marier. On va vraiment se marier. Je serais à toi toute entière et toi à moi de la même manière. C'est pas du tout effrayant contrairement à ce que je pouvais penser. Bien sûr je flippe des retombées que ça pourrait avoir sur toi mais... mais Merlin... j'ai jamais rien eu de bien à moi et je sais que tu n'es pas un objet mais c'est ça la signification d'un mariage non ? Se donner en entier à la personne, à l'âme qu'on aime le plus au monde, au seul être dans cet univers qui nous correspond et saura prendre soin de nous. C'est pas bizarre qu'on se marie c'est juste que... je peux enfin dire à voix haute des choses que j'avais à peine osé envisager... comme le fait de me servir de toi comme nounours pour le reste de nos jours.

Je caressai de nouveau sa joue d'un geste tendre, presque précautionneux. Une fois de plus, elle me semblait si fragile… Notre relation était comme un soufflé : le temps lui permettait de prendre de la hauteur, peu à peu, tant et si bien qu'on n'aurait jamais pu y reconnaître le plat du départ. Nous avions gravi bien des choses et j'étais ravi de la tournure des événements… D'autant que j'avais sincèrement craint qu'elle ne me repoussât…

- C'est plutôt délectable, tu devrais essayer.

Je virai à un rouge prononcé et me fis violence pour m'empêcher de répondre à cela avec trop d'enthousiasme. Je devais être fort et résister à la tentation… Aussi commençai-je par répondre tout simplement :

"Je serai ta peluche aussi longtemps que tu le voudras, tu sais. A la seule condition que tu sois la mienne…"


Je lui souris avant de l'embrasser doucement, mes mains se glissant dans son dos pour l'attirer vers moi et l'enlacer tendrement. Une petite voix au fond de moi m'incitait à céder à la tentation d'inverser nos positions, de la surplomber pour la dévorer de baisers. J'avais terriblement envie de glisser mes lèvres sur elle, de pétrir son corps de mes mains… Mais cela n'aurait pas été convenable. D'autant plus qu'elle avait accepté de m'épouser : je pouvais attendre que nous soyons unis par le mariage avant de tenter quoi que ce soit d'inapproprié. Elle méritait d'avoir un homme fort et raisonnable à ses côtés… Et pas quelqu'un d'à peine sorti de l'adolescence et submergé par ses désirs. Je pouvais lui montrer mon amour de bien d'autres façons. Lentement, je laissai mes doigts vagabonder sur sa nuque, ses épaules… Se glisser dans ses cheveux, dans une caresse lente et mesurée. Puis, j'ajoutai d'une voix rendue rauque par mes efforts pour résister à ses charmes :

"Je suis entièrement à toi, et je l'ai toujours été depuis que je suis tombé dans tes filets… Je ne suis peut être pas un objet, mais mon cœur t'appartient sans aucun doute. Je ne saurais vivre sans toi, tu m'es indispensable… Et je pense que tu le sais, non ?"


Je glissai lentement une main sur ses omoplates, sans la quitter du regard. J'étais partagé quant à ce que je souhaitais qu'elle comprenne de mes sentiments pour elle. Voulais-je qu'elle sache à quel point j'avais envie de céder à mes instincts à cet instant ? Ou préférais-je qu'elle  l'ignore ? L'un comme l'autre avaient leurs avantages et leurs inconvénients. Mais je ne voulais pas la brusquer… Qu'il était difficile d'être moi ! Un autre aurait probablement su quoi faire bien plus aisément… Je contins un léger soupir, cherchant un moyen de débloquer la situation sans a froisser et surtout sans… Eh bien, sans la plaquer contre le sol pour… Voilà.

Par chance, j'eus une révélation lorsque mon estomac se mit à gronder. D'ordinaire, j'aurais considéré cette intervention comme particulièrement gênante, mais cette fois ci, elle m'arrangeait. Je me redressai légèrement et lui adressai un léger sourire d'excuse tout en commentant :

"Heureusement que tu as rapporté de quoi nous sustenter… Les émotions fortes ont tendance à ouvrir l'appétit."


Si seulement cette phrase avait pu concerner uniquement l'aspect alimentaire de la chose…


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Paddy White
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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Mar 20 Mar 2018 - 23:07

Le sourire toujours aux lèvres je le regarde rougir, ce que je trouve immédiatement adorable. Je me sens physiquement fondre, comme si mon corps se tassait un peu plus sur le sien de bonheur, et c'est peut être le cas.

-Je serai ta peluche aussi longtemps que tu le voudras, tu sais. A la seule condition que tu sois la mienne…

-Évidemment, je réponds juste avant de me faire embrasser avec douceur.

Je profite de ce baiser tendre et de ces grandes mains qui caressent mon dos avec chaleur. Je me détends encore plus et frissonne de tout mon saoul sans vraiment m'en rendre compte. Je suis juste heureuse d'être là, à ma place, absolument au bon endroit. Ses doigts se déplacent doucement et ma chair de poule augmente au fur et à mesure qu'il laisse ses mains se déplacer. Au dessus de lui, je suis totalement à découvert, il n'y a aucun endroit pour se cacher. Mon sourire ravi ne doit pas échapper à mon fiancé et je crois que je pourrais ronronner tant ses petites attentions me font plaisir.

- Je suis entièrement à toi, et je l'ai toujours été depuis que je suis tombé dans tes filets… Je ne suis peut être pas un objet, mais mon cœur t'appartient sans aucun doute. Je ne saurais vivre sans toi, tu m'es indispensable… Et je pense que tu le sais, non ?

Je me mordille la lèvre inférieure et acquiesce, la gorge nouée par je sais pas trop quoi. Arnaud est juste... juste beaucoup plus que ce que j'aurai pu ne serait-ce que rêver pour combler mes attentes et quand je crois qu'on ne peut pas faire plus parfait, il me surprend encore avec ce genre de déclaration ou un contrat pour assurer l'avenir de tous les gens qui me sont chers. Merlin que je l'aime ! J'ai toujours l'impression que mon cœur va soit exploser, soit fondre à ses côtés. On a vécu tellement de choses positives et négatives qui nous ont fait chacun grandir trop vite ou pas mais toujours ensemble. J'ai du mal à revenir sur ma vie avant lui alors qu'on est ensemble depuis peu de temps. Il m'est indispensable, vraiment. La réalisation que j'ai l'impression de vivre, d'exister seulement depuis que je le connais me prends en même temps qu'un bruit cocasse se fait entendre. Mes yeux légèrement dans le vague se reconcentrent sur mon cher et tendre et je ne peux empêcher un petit rire de passer la barrière de mes lèvres.

- Heureusement que tu as rapporté de quoi nous sustenter… Les émotions fortes ont tendance à ouvrir l'appétit.

Je laisse nos nez se rencontrer dans un contact léger, petit baiser d’esquimau qui prouve mon bonheur présent puis glisse hors de son corps pour m'asseoir en tailleur sur le plancher. Je me redresse ensuite et me dirige sur le plateau en souriant.

- C'est une idée d'Ellena, le goûter. Elle sait que je n'ai pas eu l'occasion de manger depuis ce matin. Réunion casse-pied avec un mécène moldu. Vraisemblablement l'idée de financer un orphelinat perdu au milieu de nulle part ne lui paraît pas être une bonne idée, ni être assez utile niveau caritatif pour son entreprise. Enfin...

Je soupire et réorganise l'ensemble puis saisis l'une des tartines et la tend à mon soleil.

- Je crois que le chocolat est froid et je n'ai aucune idée d'où j'ai pu mettre ma baguette. Si ça explose quelque part dans la maison, on saura ou elle est.

Je rigole à l'idée qu'un des enfants sorciers ait trouvé ma baguette. Ça serait catastrophique mais très drôle quand on sait qu'elle est très capricieuse, cette baguette.

- Tu voudrais peut-être que l'on aille à la cuisine, chercher quelque chose de salé ?

Je lui caresse le torse en souriant puis me met sur la point des pieds pour un petit bisou rapide.

- Je t'aime beaucoup beaucoup dans ton habit actuel.

Je saisis ensuite une tartine et enfourne un bout dans ma bouche, un sourire radieux sur les lèvres.


"La magie est partout, dans chaque part de la vie.
L'enfant l'attrape comme une douce maladie,
Elle le façonne, le fait grandir et bien sûr se tarie.
Elle évite l'adulte de peur d'être anéantie.
Mais quand on y réfléchit,
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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Jeu 22 Mar 2018 - 22:28
Il me suffisait de la regarder pour comprendre ce qu'elle pensait. Cela se peignaient sur son visage au rythme de ses émotions, mille détails de formes et de couleurs auxquels je m'étais accoutumé. J'avais atteint l'acuité de l'œil d'un amateur d'art, notant chaque détail, chaque frémissement sur la toile de ses joues. Mes yeux étaient si coutumiers de la palette de couleurs dont elle disposait que j'aurais pu palabrer des heures sur son portrait, sans jamais m'en lasser. Elle me gratifia d'un baiser esquimau délicat et un sourire léger s'esquissa au coin de mes lèvres. Chaque contact, chaque petite douceur ajoutait à mon bonheur et j'étais certain de ne jamais m'en lasser. Elle glissa sur le côté afin de s'installer près de moi, saisissant le plateau-goûter qui nous était destiné. Je m'installai plus confortablement, attentif à tout ce qu'elle faisait.

- C'est une idée d'Ellena, le goûter. Elle sait que je n'ai pas eu l'occasion de manger depuis ce matin. Réunion casse-pied avec un mécène moldu. Vraisemblablement l'idée de financer un orphelinat perdu au milieu de nulle part ne lui paraît pas être une bonne idée, ni être assez utile niveau caritatif pour son entreprise. Enfin...

Elle poussa un soupir contrit tout en modifiant l'organisation du plateau. Elle n'avait jamais su tenir en place et je constatais régulièrement à quel point il était vital pour elle de ne jamais être immobile. Alors que nous parlions, elle occupait constamment ses mains à telle ou telle tâche, souvent insignifiante. Je me demandais souvent s'il lui arrivait parfois d'être simplement détendue, de ne rien faire. Peut être le saurai-je, dans quelques temps : j'espérais qu'elle se tenait à peu près tranquille au moins dans son sommeil… Chose que je pourrais constater lorsque nous serions unis pour la vie. Elle me tendit une tartine en poursuivant :

- Je crois que le chocolat est froid et je n'ai aucune idée d'où j'ai pu mettre ma baguette. Si ça explose quelque part dans la maison, on saura ou elle est.

Elle se mit à rire, probablement amusée à l'idée que quelque chose d'étrange ne se passe si sa baguette tombait dans les mains d'un enfant sorcier. Pour ma part, j'avais oublié la mienne dans la salle de bains, mais c'était un fait rare : je ne m'en séparais jamais et en prenais le plus grand soin. C'était après tout la seule chose qu'il restait de la maison familiale, puisque notre grand chêne avait brûlé avec le reste… A l'exception de ma baguette, vestige d'une enfance disparue trop vite à mon goût. Je me levai donc dans l'idée d'aller la chercher, lorsque ma douce fiancée m'interrompit dans mon élan.

- Tu voudrais peut-être que l'on aille à la cuisine, chercher quelque chose de salé ?
-Non, merci. Le sucré me semble parfaitement adapté à l'ambiance du moment. Et puis… J'apprécie assez les baisers chocolatés
", commentai-je, taquin.

Elle se montra plus malicieuse que moi, caressant ma peau avant de m'embrasser.  Je regrettais parfois d'être si grand, car cela ne devait pas être facile tous les jours pour elle. Elle semblait parfaitement s'en accommoder, mais enfin…

- Je t'aime beaucoup beaucoup dans ton habit actuel. ajouta-t'elle avec un immense sourire.

Elle croqua gaillardement dans une des tartines, le regard brillant d'une lueur espiègle qui me donna instantanément l'envie de l'embêter moi aussi… Ce que je fis aussitôt en mordant à mon tour dans sa tartine, moqueur. Cela me donnait des airs de gamin mais je n'en avais cure et j'arrachai courageusement une belle bouchée de son bien avant de m'enfuir dans la salle de bains en pouffant de rire. J'y saisis ma baguette et revins avec un large sourire.

"Tu voulais bien du chocolat chaud ?"
demandai-je en remuant ma baguette en guise de proposition.

Sans vraiment attendre sa réponse, je fis réchauffer le mien, prêt à en faire de même avec sa boisson si elle le souhaitait. J'ajoutai nonchalamment :

"Il faudrait tout de même retrouver ta baguette avant qu'un des petits n'en transforme un autre en montre à gousset."


Evènement qui pourrait s'avérer potentiellement traumatisant pour la victime...


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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Mar 5 Juin 2018 - 23:38
Je savoure la tartine avec un plaisir non feint. C'est fou ce qu'un petit bout de pain toasté et recouvert de bon beurre peut faire du bien au corps et parfois au moral. La matinée catastrophique que j'ai passée me semble loin derrière moi et pourtant mon corps me rappelle instantanément que cette journée a très mal commencé. Mes pieds me font soudainement souffrir, résultat de ces engins de torture que sont les talons haut, machination machiste qui allongent les jambes d'une femme à l'oeil nu et les rendent plus attractives. Vraisemblablement ça n'a pas marché. Mon ventre grogne de mécontentement alors que le petit bout d'amidon et de lipides est immédiatement digéré par mon estomac, bien trop heureux de pouvoir reprendre le travail. Je me sens fatiguée musculairement parlant et ma peau décide tout d'un coup que la température de la pièce est bien trop froide pour ne mettre qu'un short. Et puis un mouvement attire mon œil dans sa vision périphérique. Un souffle s'échoue en partie sur mon épaule et mon soleil vient cueillir un bout de ma tartine avec malice.

Je me tourne, faussement offusquée, dans un « Eh ! » enfantin. Je ris doucement, juste heureuse d'être là, d'être en si bonne compagnie pour un goûter amplement mérité puis finis par me rassoir, sur le lit cette fois-ci, frissonnant légèrement. J'entends son rire discret et grave résonner dans l'entrée de la salle de bain puis le regarde utiliser sa baguette pour réchauffer son chocolat. J'acquiesce à sa proposition de réchauffer le mien et je laisse mon regard se perdre dans les jolies volutes qui s'élèvent de nos boissons. Je saisis ma tasse, me prépare à boire une gorgée...

- Il faudrait tout de même retrouver ta baguette avant qu'un des petits n'en transforme un autre en montre à gousset.

...Pour finir par avaler de travers, me renversant du chocolat partout, un grand fou-rire me prenant. Si seulement il savait... Je tente de me calmer puis reprend mon souffle petit à petit et le regarde en souriant.

- L'un des petits a failli envoyer un autre enfant dans la stratosphère, la semaine dernière. C'était plutôt flippant sur le coup mais ensuite on a bien ri. Je plaisantais quand je parlais de faire exploser la maison. Chacun a ordre de ne pas toucher aux baguettes qui traînent, surtout pas la mienne. C'est peut-être injuste mais Ellena, elle, peut y toucher. Elle n'a aucun pouvoir magique donc personne ne craint rien quand ma baguette est en sa possession. Ces machins sont sacrément capricieux, mine de rien.

Je sourie doucement à mon soleil et vais chercher un nouveau haut de pyjama, un peu plus chaud celui-ci, que j'enfile devant dans ma chambre sans aucune gêne, mais dos à lui pour respecter son espace vital.

- Quand j'y repense c'était vraiment terrifiant. J'ai cru que le Ministère allait me bannir du monde magique et m'enlever la direction de l'orphelinat. J'ai eu peur que sous deux jours une armée d'aurors et autres autorités compétentes viennent m'enlever les enfants mais il ne s'est rien passé. Je n'ai plus de trace sur ma baguette depuis le mois de Mai donc je suppose que personne n'est au courant. L'avantage c'est que personne ici ne veut plus toucher à ma baguette. C'est une bestiole sacrément vivace. Je ne sais toujours pas comment j'ai fait pour me retrouver avec. Il y a des jours ou je ne peux pas utiliser la magie parce qu'elle refuse de fonctionner. Il n'y a que pour les potions et la métamorphose qu'elle veut bien me laisser faire ce que je veux. Ce qui explique pourquoi je suis douée là-dedans, avec mon amour pour ces deux matières.

Je me débat un peu avec ma seconde manche puis me retourne et emmène mon haut tâché à la salle de bain. Je sautille ensuite jusqu'à mon lit, saisis une de mes grosse couverture et m'enroule dedans puis ouvre l'un des pans et sourie à mon cher et tendre, l'incitant à me rejoindre sous la couverture. Je sais qu'il supporte mal le froid et l'humidité et, à Gill's, les deux sont seigneurs. Pour illustrer mon geste, le tonnerre éclate au loin et la pluie se met à couler à grosses gouttes sur les carreaux. Je fais dépasser ma main de l'autre côté de la couverture puis laisse mon regard admirer la pièce d'orfèvrerie qui orne mon doigt. Elle est magnifique, vraiment. Je n'arrive toujours pas à croire que je vais me marier. J'ai à la fois envie de poser mille questions à mon soleil sur ce qu'il attend de ce mariage (veut-il qu'il soit traditionnel ? Et de quelle tradition ? Japonaise, française ? Quand veut-il que ce soit?) et de me taire à jamais de peur de tout gâcher. C'est cette seconde idée qui me séduit le plus et, rattrapée par la fatigue, je finis par me murer dans un silence étrange pour moi bien que plutôt serein.


"La magie est partout, dans chaque part de la vie.
L'enfant l'attrape comme une douce maladie,
Elle le façonne, le fait grandir et bien sûr se tarie.
Elle évite l'adulte de peur d'être anéantie.
Mais quand on y réfléchit,
Chaque être cache une petite part de Magie."
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Arnaud Malefoy
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MessageSujet: Re: Projets (PV Paddounette)   Jeu 7 Juin 2018 - 10:07
Ma remarque sur le potentiel danger de sa baguette entre des mains inconnues la fit s'étouffer à moitié dans sa boisson, ce qui me tira un très large sourire. Elle m'attendrissait au plus haut point, mais je doutais qu'elle en soit consciente. Son rire me donna une agréable sensation, comme bien souvent : celle d'être parfaitement à ma place. Il n'y avait qu'elle pour me faire ressentir une chose pareille.

- L'un des petits a failli envoyer un autre enfant dans la stratosphère, la semaine dernière. C'était plutôt flippant sur le coup mais ensuite on a bien ri. Je plaisantais quand je parlais de faire exploser la maison. Chacun a ordre de ne pas toucher aux baguettes qui traînent, surtout pas la mienne. C'est peut-être injuste mais Ellena, elle, peut y toucher. Elle n'a aucun pouvoir magique donc personne ne craint rien quand ma baguette est en sa possession. Ces machins sont sacrément capricieux, mine de rien.

Je hochai la tête d'un air très sérieux, serrant inconsciemment ma baguette dans ma main. Dernier vestige d'une vie partie en fumée, j'y tenais comme à la prunelle de mes yeux... Et peut être plus encore. Paddy prit alors l'initiative de se changer, bien que dos à moi. J'étais tiraillé entre une gêne que j'estimais bien compréhensible à mes yeux, et le sournois désir de profiter de chaque seconde d'intimité entre nous. Ah, qu'il était difficile de me comporter en homme bien élevé et respectueux alors qu'elle se trouvait là, sa peau claire à découvert, à portée de mes yeux et de mes doigts... Je n'avais qu'à tendre la main et... Non. Je ramenai à moi ma main traîtresse qui s'était subrepticement approchée de ma magnifique fiancée de son propre chef, et expirai profondément pour me rafraîchir les idées. Et elle poursuivait son histoire, l'air tout à fait inconsciente de son emprise sur moi. Plus j'y songeais, plus je me demandais si au fond, ce n'était pas elle la plus ingénue de nous deux... Par ailleurs, je dus me faire violence pour que mon esprit reste concentré sur ce qu'elle disait et non sur... Toute autre chose !

- Quand j'y repense c'était vraiment terrifiant. J'ai cru que le Ministère allait me bannir du monde magique et m'enlever la direction de l'orphelinat. J'ai eu peur que sous deux jours une armée d'aurors et autres autorités compétentes viennent m'enlever les enfants mais il ne s'est rien passé. Je n'ai plus de trace sur ma baguette depuis le mois de Mai donc je suppose que personne n'est au courant. L'avantage c'est que personne ici ne veut plus toucher à ma baguette. C'est une bestiole sacrément vivace. Je ne sais toujours pas comment j'ai fait pour me retrouver avec. Il y a des jours ou je ne peux pas utiliser la magie parce qu'elle refuse de fonctionner. Il n'y a que pour les potions et la métamorphose qu'elle veut bien me laisser faire ce que je veux. Ce qui explique pourquoi je suis douée là-dedans, avec mon amour pour ces deux matières.
-Tu sais, je ne pense pas que tu puisses avoir de réels problèmes à ce niveau là. Cela arrive souvent, des enfants qui font des bêtises avec les baguettes des adultes, dans les familles sorcières. Quand j'avais neuf ans, j'ai emprunté celle de ma mère pour ranger ma chambre plus vite et j'ai changé notre chat en bottine quand il a surgi de mon armoire sans prévenir. J'étais un enfant plutôt calme, mais je suis certain que d'autres ont commis des bourdes bien plus graves que ça."

D'ailleurs, si un jour nous en venions à avoir des enfants, il faudrait y prendre garde. Il était vrai que la baguette de ma chère et tendre était pour le moins capricieuse et il serait regrettable qu'un accident n'arrive. Il faudrait peut être que je réfléchisse à un moyen de parer à cette éventualité, le cas échéant. Ce serait alors ma responsabilité... Même si j'étais bien loin de me sentir prêt à assumer le rôle de père !

Je regardai avec un sourire amusé le petit manège guilleret de Paddy, qui me proposa bientôt de la rejoindre sous sa couverture. Je lui répondis d'un sourire et m'exécutai sans rechigner. L'avantage de cette position était que je ne verrais plus grand chose, ce qui pourrait peut être adoucir mes ardeurs. Le souci étant que je sentirais des choses, ce qui pourrait peut être les raviver... En me glissant auprès d'elle, je me contraignis à penser à autre chose. Par chance pour nos vertus, j'étais doté d'une force de caractère assez impressionnante, bien que je n'en eus que rarement l'usage avec Paddy. Le tonnerre se fit entendre au loin et un frisson parcourut mon corps, me laissant aux prises avec une chair de poule terrible.

Avec un léger sourire, je remarquai l'admiration de ma compagne pour sa bague et en ressentit une bouffée de fierté. J'avais longtemps réfléchi au projet avant de le soumettre au joaillier et le plaisir évident qu'elle avait à porter le bijou à son doigt me comblait. Bien décidé à distraire mon esprit de la douceur de sa peau, que j'effleurais presque par hasard sous les draps, je réfléchis à un thème de conversation qui pourrait me distraire. Un silence curieusement inhabituel régnait entre nous et je me forçai à trouver quelque chose. Mes doigts se glissèrent sur la cuisse de Paddy, presque par hasard, et remontèrent jusqu'à saisir ses doigts entre les miens. Tout en sirotant mon chocolat, je trouvai quelque chose qui ferai peut être l'affaire. J'essayai doc d'entamer un sujet de conversation qui pourrait me ramener dans des dispositions plus saines : le mariage. C'était le moment ou jamais, après tout.

"Je sais bien que nous n'avions jamais parlé de nous marier et à dire vrai, j'avais un peu peur que tu me refuses ta main. Je n'ai même aucune idée de ce que tu penses du mariage en général, mais bon... "

Je marquai un léger silence avant de poursuivre, gêné :

"Je n'ai pas beaucoup réfléchi à l'après, en fait. J'ai bien peur de m'être laissé obnubiler par la demande en tant que telle."

J'étais un peu penaud d'avouer ainsi de but en blanc que je n'avais rien prévu à ce sujet. Cela dit, cela aurait un avantage : celui d'y penser ensemble. Je s souhaitais lui offrir des épousailles qui lui ressemblent et dont elle se rappellerait par la suite comme d'un moment parfait.

"Nous avons tout le temps d'y réfléchir, bien sûr, mais je serais curieux de savoir si tu as déjà imaginé ça et si oui, comment tu le vois."

Je n'avais que peu d'éléments de comparaison, à dire vrai, puisque mes parents étaient déjà mariés à ma naissance. Je n'avais assisté qu'à deux mariages de toute ma vie, et l'expérience s'était révélée des plus étranges , puisque l'un s'était déroulé en plein air de façon très campagnarde, et l'autre était bien plus faste. Or, j'étais convaincu que le côté grandiose n'était pas vraiment dans les projets de ma fiancée...


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