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 La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]
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Eyrùn Dansdottir
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MessageSujet: La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]   Ven 15 Déc 2017 - 7:23
Maintenant qu'elle savait à peu près s'orienter dans le château, situant relativement bien les lieux importants, elle avait beaucoup moins de chance de se perdre et pouvait enfin commencer à profiter des lieux comme il se devait. Et quel endroit pourrait lui correspondre mieux que la bibliothèque ? Aucun. Elle avait hâte de la visiter de fond en comble, de se noyer dans des livres d'histoire ou sur les créatures magiques qu'elle aimait tant. C'est avec une grande excitation qu'elle montait les marches des escaliers en direction de ce point précis qu'elle voulait atteindre, ce Graal, ce lieu sacré remplis de savoir qui n'attendaient qu'à être découverts. Cette soif insatiable de connaissance serait-elle assouvie un jour ? Elle espérait que non ! Sa détermination à atteindre ce lieu tant attendue était telle qu'elle marchait sans se soucier de son environnement, peu lui importait si quelqu'un ou même un tableau essayait de lui parler, elle ne l'entendrait pas de toute façon, bien trop plongé dans ses pensées. Oui, quand Eyrùn avait quelque chose en tête, personne ne pouvait lutter contre cela ou la faire dévier de sa trajectoire. C'était une qualité, sans doute, mais cela pouvait avoir des mauvais côtés. Il lui était arrivée, dans son ancienne école, d'avoir un conflit assez violent avec un autre élève. Il avait osé l'insulter, elle et sa famille, car elle avait refusée de l'aider pour un cours, étant elle-même très occupée. Elle était entré dans une colère telle que chaque jour elle ne pensait plus qu'à lui faire payer ses paroles venimeuses. Jusqu'au jour où vint leur cours de duel, très prisé à Durmstrang, où elle eut une chance de se battre contre lui. Sa colère dépassant sa raison, elle s'était laissé emporté et le duel avait très mal fini malgré la présence du professeur. Elle en avait tiré une semaine de retenue, tendis que son "camarade" eut besoin d'une nuit à l'infirmerie... Oui, c'était une fille très rancunière en plus de ça.

La bibliothèque, enfin ! Elle poussa délicatement la porte, presque religieusement, si bien qu'elle ne fit pas le moindre bruit, se faufilant tel un fantôme à travers les premiers rayons de livres. Ses yeux brillaient d'une lueur étrange, toute sa curiosité semblait sur le point d'être assouvie. Elle marcha d'abord silencieusement entre toutes les allées, puis repéra la réserve. Douce tentation... Que pouvait bien renfermer cette réserve ? Ah satané curiosité qui rongeait son âme ! Elle reprit ses esprits et retourna dans les rayons, elle prit un livre sur l'histoire de Poudlard dont elle lu les points qui semblaient les plus intéressants, souhaitant approfondir ses connaissances sur ce lieu. Il semblait y avoir beaucoup à raconter sur ce château et sur ses fondateurs, mais elle aurait bien l'occasion d'en apprendre plus via les professeurs. Elle rangea finalement le livre, continuant à ignorer la présence de toute personne qui se situerai dans le périmètre, et en chercha un autre. Elle tomba par hasard sur un livre qui attira son attention, "Les créatures magique d'Islande". Bien sur, elle connaissait son pays, mais elle n'était pas forcément calée sur ce sujet. Il y avait en fait peu de documentation en Islande sur la population de créature magique, alors peut-être que cet ouvrage serait plus complet ?

Elle l'ouvrit et commença à le lire comme ça, debout adossée à la grande étagère pleine de livre. Vu le sommaire, il y avait bien plus d'information que tout ce qu'elle avait lu jusque là en Islande. Elle commença à lire, page après page, apprenant l'existence chez elle de petits êtres très intéressants mais qui semblaient en très petits nombres, à cause principalement de plusieurs siècles de chasse ou autre braconnage. Elle avait du mal à y croire, elle n'avait pourtant pas cette image sanguinaire sur son peuple, mais en revanche, cela ressemblait bien aux islandais de vouloir taire un détail qui pourrait entacher leur image... Les islandais étaient fiers, alors ressasser des évènements dont eux-même pourraient avoir honte n'était pas dans leurs habitudes. Puis, à force tourner les pages, un mot mit en évidence à côté du nom des créature revenait très souvent : Disparu. Alors qu'elle tournait page après page, ce mot lui faisait de plus en plus mal. Elle se sentait triste. Honteuse, même si elle n'y pour rien personnellement. La cruauté faisait partie de ce qu'elle détestait le plus, et savoir que d’innocentes créatures avaient été massacrées dans son pays c'était comme lui enfoncer un poignard dans le coeur. Elle sentit une larme, puis deux, puis trois, couler le long de ses joues, mais ce fut lorsque l'une d'elle tomba sur une page du livre qu'elle reprit ses esprits et referma le livre violemment avant de le remettre en rayon. A ce moment précis, elle comprit que toutes les choses n’étaient pas forcément bonnes à savoir, parfois, l’ignorance n'était peut-être pas si mal... Une fois le livre en place, elle se tourna et quitta le rayon, bousculant violemment quelqu'un sur son passage.

"Pardon, excusez-moi..."

Elle ne regarda même pas la personne, trop honteuse d'elle-même, et elle alla s'engouffrer dans un rayon à l'écart, un rayon qui semblait peu visité vu la poussière sur les étagères. C'était très bien comme cela, pensa Eyrùn, ainsi elle serai tranquille le temps de reprendre ses esprits. Mais qu'avait-il bien pu passer par la tête de son peuple pour massacrer de la sorte ces pauvres bêtes. L'Islande n'était pas un pays parfait, elle le savait, aucun pays ne l'était. Mais cette information lui faisait mal... Puis, elle se rappela les mots du directeur pour qui elle travaillait avant de venir ici, que c'était à travers l'éducation des jeunes que l'avenir d'un pays s'écrivait. Si on enseignait pas aux islandais leurs propres méfaits, leurs propres erreurs, comment pouvaient-ils se racheter et s'améliorer ? Peut-être que sa venue ici, à Poudlard, avait un sens bien plus profond qu'elle ne l'avait pensée jusque là...


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Conuratio Fawley
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MessageSujet: Re: La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]   Ven 15 Déc 2017 - 23:17

Conuratio aimait tellement ses moments de calmes. Ces moments où il n'avait ni copie, ni potion à observer, à décanter, ces moments où il se retrouvait seul avec sa conscience en tête à tête avec lui-même pour penser. En ancien bon Serdaigle qu'il était, il aimait la bibliothèque. Il l'avait toujours aimé. En montant à la bibliothèque ce jour-là, il se rappelait emprunter ce même chemin avec ses amis Gryffondor, lorsqu'ils étaient encore élèves, lorsqu'ils étaient encore vivants. Combien de fois les avait-il attendus là-bas, combien de fois étaient-ils venus le tirer de l'atmosphère studieuse de la charmante pièce ? Revenir là était peut-être un moyen pour lui de ne pas complètement oublier ces êtres avec qui il avait partagé toute sa scolarité.
Le Professeur de Potion avait toujours cette même hantise d'oublier leurs visages et leurs mimiques, leurs sourires comme leurs voix. Ils auraient eu son âge s'ils n'avaient pas péris comme les Gryffondors qu'ils étaient pendant la bataille de Poudlard. Bataille à laquelle il n'avait pas participé, puisque son « père », - disons plutôt celui qui l'avait reconnu comme son fils alors qu'il ne l'était pas -, avait participé à cette même bataille en tant que mangemort. Quelle tristesse. Sa seule espérance c'était que son véritable père n'ai rien à voir avec la tragédie. Ses amis étaient morts du bout de la baguette de quelqu'un, et il ne savait pas qui. Son père adoptif avait affirmé en être l'auteur, mais qui pouvait-il donc croire alors que toute sa vie n'était qu'un tissu de mensonges ? Il arriva plus vite que prévu à la bibliothèque et il entra directement pour se diriger au rayon potion. La bibliothécaire lui avait affirmé qu'il fallait qu'il passe regarder les nouveaux livres avant qu'ils ne soient mis en rayon. Certains apparemment, méritaient d'être envoyés en réserve, mais elle voulait une confirmation professionnelle. Il lui sourit. Il y avait là trois ouvrages, et il se plongea immédiatement dans le premier. Il était très très intéressant, il y avait là des thématiques qu'il n'avait vu qu'à l’école Supérieure de Magie. C'était tout simplement passionnant. Cela parlait du processus de distillation des tissus de mandragore à des usages médicaux, que l'on devait doser avec divers ingrédients très rares et difficiles à utiliser. Le professeur ne pensait pas cela à la portée des élèves sauf peut-être d'un ou deux génie, mais il ne le considérait pas comme dangereux. Il le reposa à côté de la petite pile : « Celui-là n'est pas dangereux, il a juste un niveau supérieur à celui des septièmes années, mais je pense qu'il peut être utile pour un devoir ou pour les élèves les plus passionnés et acharnés » expliqua-t-il à la bibliothécaire. Lui-même allait sans doute attendre sa mise en rayon avant de l'emprunter. Il ouvrit cependant le deuxième bouquins dont la texture de la couverture lui donnait l'étrange impression que l'ouvrage s'accrochait à ses doigts. Il eut d'ailleurs du mal à lâcher la chose qui semblait gluante mais ne l'était absolument pas. Il s'éloigna de quelques pas pour lire le livre lorsqu'il percuta quelqu'un. Ce quelqu'un s'enfuit dans un éclair blond et Conuratio ferma brusquement le livre dans un « CLAC » sonore et suivit le fautif. Il s'agissait en réalité d'une femme dont les joues rouges semblaient asséchées par les larmes sâlées. Ne sachant pas très bien comment réagir, le Maître des Potion s'avança : « Vous allez bien ? » demanda-t-il de sa voix la plus douce et la plus agréable, de cette voix qu'il utilisait toujours face à un élève délicat ou difficile à gérer. Il s'approcha de quelques pas mais veilla à garder une distance raisonnable avec la jeune femme, comme pour ne pas effrayer une brebis égarée. Elle était plutôt jolie. En tout cas, il la trouvait plutôt jolie, même si du même coup, ses joues rouges et ses yeux mouillées lui donnaient un air d'animal sauvage. Mais elle était charmante, à n'en point douter.


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Eyrùn Dansdottir
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MessageSujet: Re: La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]   Sam 16 Déc 2017 - 8:52
Totalement plongée dans ses pensées, des images sanglantes qu'elle s'imaginait sur ces pauvres bêtes, elle essayait de reprendre une contenance. Elle n'était pas du genre à se laisser abattre, mais elle était humaine, il lui arrivait à elle aussi d'avoir ses petits moments de faiblesse, il fallait juste que cela reste éphémère et que cela ne se sache pas. Elle ne supportait pas qu'on la voit en position de faiblesse... Mais il semblerait bien que cette fois-ci, elle allait devoir faire avec cette idée.

"Vous allez bien?"


Eyrùn sursauta, se cognant le coude contre l'étagère à laquelle elle s'était adossée pour se calmer. Elle n'avait pas du tout remarqué que quelqu'un l'avait suivi jusqu'ici. Peut-être la personne qu'elle avait bousculée ? Possible. Elle ne savait pas trop. Elle se frotta le coude avec sa main droite dans un reflex naturel, ses yeux interrogateurs posés sur l'intrus qui venait la déranger alors qu'elle cherchait la solitude pour calmer ses émotions. Elle se décala et eut un léger mouvement de recule sans même sans rendre compte, elle cherchait probablement à cacher sa gêne d'être découverte dans un tel état. L'homme qui lui faisait face était un peu plus grand qu'elle, belle stature, et probablement un peu plus âgé aussi. Un professeur ? Oui, il ne pouvait qu'être professeur. Il avait ce regard et cette posture qu'ont généralement les professeurs avec leurs élèves quand ils ont un problème. Problème ? Elle n'admettrait jamais avoir un problème... Seulement un petit moment de faiblesse qui allait lui passer sous peu ! Sa voix était délicate, d'un ton posé. Il semblait très calme. Au moins, il ne cherchait pas à empiéter sur son espace personnel. Elle n'était pas associable, elle aimait la compagnie bien sûr, mais uniquement dans les bons moments. Quand elle était triste, elle devenait vite froide si on essayait un peu trop de se rapprocher d'elle. Cet homme, qui qu'il soit, semblait de lui-même respecter la règle de la zone personnelle, et pour cela elle lui était reconnaissante. Après l'avoir sondé ainsi pendant un long moment, en silence, son regard interrogateur et curieux se changea pour un air un peu plus méfiant tendis qu'elle essaya de répondre tout aussi calmement.

"Oui... Ce n'est rien. Tout va bien..."

Elle tenta de reprendre une posture droite et assurée, décidé à ne pas paraitre faible face à un professeur. Elle n'était pas là pour être faible. Elle était là pour au contraire devenir plus forte. Elle se tourna vers l'étagère, feignant de chercher un livre en particulier. *Gilderoy Lockhart : Moi le magicien .... Qui voudrait lire ce truc?* Tout en faisant semblant de s'intéresser, elle jeta un petit regard en coin au professeur.

"Vous... Vous êtes professeur?"

Eyrùn était tout de même curieuse, elle ne pouvait résister à lui poser la question. Après tout, s'il était professeur, elle serait probablement amenée à le côtoyer de temps en temps, alors pourquoi ne pas essayer de faire connaissance ? De plus, il s'était montré avenant dans son approche, elle n'avait pas vraiment de raison de vouloir être froide avec lui, même si elle restait méfiante... Elle parlait d'autant plus doucement qu'elle s’efforçait de parler le mieux possible sa langue et avec le plus d'assurance qu'elle le pouvait. Après tout, toute occasion était bonne à prendre pour faire ses preuves...


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MessageSujet: Re: La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]   Mar 19 Déc 2017 - 19:21

Conuratio était toujours partit du principe que ce n'était pas parce qu'on était prof qu'on n'avait plus rien à apprendre. Personne ne pouvait se réclamer avoir la science infuse à ses yeux. Il ne se réclamait pas l'avoir en potion, tout comme il ne se déclarait pas l'avoir en sociabilité humaine. Au contraire. Le Maître des Potions était de ces hommes bavards qui ne s'attachaient pourtant à rien, ou à peu. Il avait assez perdu pour ne plus vouloir perdre des gens encore. Néanmoins, il pensait savoir réagir avec les gens, il les identifiait assez bien. Il avait tôt comprit comment Nocta Yaxley fonctionnait, tout comme il avait comprit comment marchait le cerveau de James Owen. Le Professeur ne savait pas s'il avait profondément une âme de pédagogue. Peut-être était-il même un horrible professeur. Mais il avait apprit il y a bien des années qu'il fallait agir en fonction de l'autre et non en fonction de soi. Conuratio écouta le réponse de la jeune femme sans pourtant avoir de réaction particulière. Il demeurait là, debout le dos bien droit, les sourcils un peu froncés devant ce qui semblait être un animal blessé. Il suivit du regard ses gestes qui se dirigeaient vers un livre mais ne fit cependant pas un pas, laissant un léger sourire parcourir son visage. « Je suis professeur de Potion, oui » répondit-il en s'adossant contre l'étagère pour la regarder calmement. « Ce qui n'est pas votre cas, je me trompe ? » lui retourna-t-il paisiblement la question. Il observa la tranche du livre qu'elle avait vu et son sourire s'élargit « Si j'étais vous, je ne m'intéresserais pas à cet ouvrage » s'amusa-t-il sans bouger d'un pouce, « j'ai eu cet homme comme professeur de Défenses Contre les Forces du Mal pendant un ans, ce fut une des deux pires années pour cette matière ! ». Conuratio se rappellera toujours de son premier cours avec ce charlatan. S'il avait finit par rire de la mésaventure, sur le moment, il avait tout, sauf ri.


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MessageSujet: Re: La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]   Mar 19 Déc 2017 - 20:56
Il fallait bien admettre qu'elle se sentait très vulnérable face à cet inconnu, ce professeur, qui l'avait surprise entrain de pleurer. Cependant, il semblait gentil. Elle n'avait pas de mauvaise intuition à son sujet, et puis il lui souriait...

-Je suis professeur de Potion, oui. Ce qui n'est pas votre cas, je me trompe ? Elle voulu prendre quelques secondes pour lui répondre, réfléchissant à ce qu'il serait bon de lui répondre et ce qu'il serait bon de garder pour elle, mais alors qu'elle ne s'était pas encore décidait il reprit la parole. "Si j'étais vous, je ne m'intéresserais pas à cet ouvrage. J'ai eu cet homme comme professeur de Défenses Contre les Forces du Mal pendant un ans, ce fut une des deux pires années pour cette matière !"    

A ces mots elle lâcha le livre et s'en éloigna rapidement dans un réflex incontrôlé. Bien sûr qu'elle ne s'y intéressait pas ! Rien que le titre lui criait qu'il ne fallait pas perdre ne serai-ce qu'une seconde à l'ouvrir. Alors comme ça l'auteur avait été un sois disant professeur de défense contre les forces du mal ? *Quelle ironie...*

-Non, je... ne m'y intéresse pas... Pure coïncidence... Elle tenta d'ignorer la chaleur qui inondait ses joues et s'approcha un peu de cet inconnu. Elle devait se faire des relations, apprendre des professeurs. Et puis, elle n'était pas mal élevée, loin de là, et savait faire preuve de respect. Elle devait se présenter, c'était indispensable. Peut-être que ce professeur avait entendu parler d'elle? C'était peu probable. Dans tout les cas, ne pas lui répondre sur son identité serai irrespectueux. Elle était garante de l'image qu'elle donnait des islandais, elle devait se montrer le plus irréprochable possible. "Je ne suis pas professeur. Je suis ce que vous appelez ADEM, en défense contre les forces du mal. Mais pardonnez-moi, j'en oubli la politesse, je ne me suis pas présenté. Je m'appelle Eyrùn Dansdottir. Je viens tous juste d'arriver d'Islande, il y a à peine quelques jours. Je ne connais pas bien l'école. Très peu, en fait. Ni ses habitants. Elle se risqua à avancer encore un peu, et regarda un peu partout. Il y avait peu de vie dans la bibliothèque pour le moment, à son grand soulagement. Elle regarda son interlocuteur avec un léger sourire gêné. Beaucoup de nouveautés. Je suis un peu perdue. Et certaines choses sont... Comment vous dites ? Déstabilisantes ? Cela fait à peine quelques jours, et j'apprends déjà des choses...

Le stress lui en faisait perdre ses capacités linguistiques. Peu importe, le principal était de se comprendre mais par dessus tout, ses capacité en magie. Et ça, elle en avait à revendre ! Elle se demandait ce que ce professeur pouvait bien penser d'elle ? Surement que c'était une énième élève de plus, parmi tant d'autres, et qui en plus semblait perdue... Dans tout les sens du terme. Elle accordait de l'importance à ce que pensaient les gens à son sujet, car elle voulait toujours faire bonne figure... Comment allait évoluer cette conversation ? Elle n'en avait aucune idée, mais cela semblait bien engagé...


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MessageSujet: Re: La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]   Ven 22 Déc 2017 - 14:50

Décidément, associer cette femme à un animal sauvage était tout à fait approprié. La manière dont elle lâcha précipitamment le livre comme s'il eut brûlé arracha un sourire amusé au Maître des Potions qui se contentait de l'observer. Il observa ses joues rougir et il ne se rappelait pas avoir déjà fait rougir quelqu'un sans le vouloir. Conuratio était un homme sociable néanmoins psychologiquement solitaire. Perdre ses seuls amis l'avait forcé à voir la vie de manière différente. S'il était batteur dans l'équipe de Quidditch de sa ville, et appréciait sincèrement ses coéquipiers, il ne les considérait pas comme des membres de sa famille. Il n'avait plus de famille depuis que son père adoptif se terrait chez lui en espérant ne jamais avoir de visite policière, il n'avait plus de famille depuis que ses amis étaient morts. C'était comme ça. Elle se présenta finalement et Fawley avait finit par penser qu'il allait devoir lui demander son nom de lui-même. Elle était donc ADEM, intéressant. Il lui tendit finalement la main lorsqu'elle eut finit pour se présenter à son tour : « Conuratio Fawley». Il marqua une pause pour l'écouter répondre mais il trouvait en réalité que ses problèmes dans la langue de Shakespeare étaient agréables à entendre. Après tout, elle essayait de lui parler correctement, ce qui était particulièrement agréable. Certains ne faisaient pas d'efforts et rendaient les conversations compliquées. « C'est toujours dans les premiers jours que l'on apprend le plus, Miss » lui répondit-il de son calme paisible. « Ma première semaine ici a été très instructive, quand bien même je connaissais déjà le château pour y avoir étudié » continua-t-il. Conuratio l'observa pendant quelques secondes encore, avant d'ajouter finalement : « Je ne connais pas très bien l'Islande, je l'admets. Remarquez, je ne connais déjà pas très bien l'Angleterre, alors... ». On lui avait toujours dit que l'humour pouvait dérider les visage et embaumer les cœurs. Il ne savait cependant pas si cela marchait sur les Islandaises.


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MessageSujet: Re: La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]   Sam 23 Déc 2017 - 8:26
Quelle était donc l'origine de ce nom aux sonorités latines ? Venait-il du Sud de l'Europe ? C'était intéressant comme nom, elle n'avait jamais rencontré quelqu'un avec un nom Latin. Cela ravivait sa curiosité ! Peut-être pourrait-il lui parler de ses origines si il était bien d'origine latine ? Tout ça était des plus palpitant ! Elle se voyait déjà voyager en Italie, les odeurs délicates d'un chocolat italien comme ils en ont le secret qui baignerait dans une petite rue pittoresque à l'architecture si typique de ce pays bâtisseur. Les gens qui parlaient dans cette langue chantante pour attirer les clients dans leur bar ou dans leur pizzeria où l'on peut voir le pizzaiolo "danser" avec sa pâte, savoir-faire typiquement italien garant d'une qualité rarement égalée ailleurs. Oui, Eyrùn avait une vision bien rêveuse de l'Italie. La Dolce Vita. Peut-être irait-elle y faire du tourisme un jour !  

C'est toujours dans les premiers jours que l'on apprend le plus, Miss. Ma première semaine ici a été très instructive, quand bien même je connaissais déjà le château pour y avoir étudié. Je ne connais pas très bien l'Islande, je l'admets. Remarquez, je ne connais déjà pas très bien l'Angleterre, alors...

Alors qu'il terminait de parler, un léger sourire habillant son visage expressif, elle leva doucement sa main droite, dans un geste peu assuré mais aussi tout à son image, délicat. Elle posa sa main dans celle qu'il lui tendait depuis quelques secondes maintenant, ayant un premier contact physique avec son interlocuteur... Il avait la main étonnamment chaude, c'était très agréable. C'était là bien la main d'un homme, elle la sentait relativement forte et il y avait quelque chose qu'elle ne savait pas décrire. Elle n'avait pas l'habitude du contact avec les hommes. En Islande, elle saluait toujours ses collègues d'un simple signe de tête, les contacts physiques n'étaient pas courants. La main chaude et forte du professeur des potions contrastait avec la sienne, toute à l'opposée. Sa peau étant un peu plus froide et bien plus délicate et douce, mais pour un homme il avait une peau tout de même agréable. Elle avait là aussi une certaine image des hommes, pensant que la plus part du temps leurs mains étaient plus rugueuses que celles des femmes. Mais cela dépendait sûrement des hommes... Avec ces paroles, elle apprit qu'il avait fait ses études ici, contrairement à elle, mais aussi qu'il ne connaissait pas l'Islande et qu'il avait un certain humour. Elle appréciait cela, c'était agréable et puis, il fallait bien admettre que cela mettait un peu à l'aise.

-Conuratio ? Cela sonne comme une origine latine... Venez vous donc d'un pays du sud, de l'Italie?" Ahhh cette curiosité ! Elle ne pouvait s'empêcher de demander, elle voulait savoir ! S'il venait du sud, elle espérait bien qu'il lui en parle longuement... Vous avez donc étudié ici... Comment étaient vos cours ? Cela m'a l'air d'une très bonne école, j'en ai entendue beaucoup de bien. Comme vous dites, on apprends sûrement plus dans les premiers jours... Pour ma part, je pensais bien connaître l'Islande, mon cher pays, mais il semblerait que j'ignore encore beaucoup de choses. Peut-être est-ce mieux ainsi au final... Peut-être qu'il n'est pas forcément bon de tout connaitre ? Vous qui êtes professeur, qu'en pensez vous ? Est-ce qu'il vaut mieux connaitre de tristes vérités, ou rester dans une ignorance confortable ?

Elle était sincère, elle voulait son opinion. Il semblait quelqu'un d'intelligent, peut-être même de sage. Sûrement sa posture et son calme, mais aussi sa façon qu'il avait d'agir avec elle exactement comme il le fallait, tout ceci lui faisait penser que c'était un homme avisé. Peut-être ses paroles l'aideraient à y voir plus clair. Elle aimerait lui parler de son Islande, le faire voyager à travers ses paroles. Elle pourrait lui en parler pendant des heures sans se fatiguer tant il avait à raconter. Mais cela pouvait attendre... Attendre un moment plus propice, plus chaleureux. Dans une ambiance plus appropriée, en dehors d'une rangée poussiéreuse de la bibliothèque. Là, elle lui parlerait. Elle pourrait s'ouvrir et lui ouvrir l'Islande.


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MessageSujet: Re: La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]   Jeu 28 Déc 2017 - 13:57

La jeune femme finit enfin par répondre à la main tendue de Conuratio, qui avat finit par craindre de devoir baisser la sienne, humilié par la sauvagerie apparente de son interlocutrice. Il ne pensait pas en mal en lui accordant l'adjectif de sauvage, il la considérait plutôt comme indomptée et il appréciait cela. Les gens indomptés étaient les plus mystérieux et les plus agréables à découvrir, ne leur en déplaise. Il lui sembla que ses paroles autant que sa voix rassurante l'aidaient à s'ouvrir un peu et à au moins, lui faire confiance pour discuter avec lui entre deux rayons de bibliothèque. Elle déduit bien innocemment qu'il avait des origines du Sud de l'Italie et il lui sourit. Ce n'était pas totalement faux, mais la raison à son nom était plus profonde et beaucoup plus tragique. Sa grand-mère était en effet d'origine italienne, et son père adoptif en effet, en avait les traits. Mais voilà, il s'agissait de gènes dont il n'avait pas hérité, puisque Fawley Père n'était pas le sien. Son prénom, d'origine latine comme elle l'avait soulevé, avait été légèrement modifié pour ne pas être trop transparent sur sa réelle signification. Ce n'était pas un hasard si on l'avait appelé Conuratio. Après tout, quoi de plus humiliant pour la traîtresse qui avait fauté, que d'appeler son fils d'un nom dérivé du latin de "trahison" ? "C'est en effet d'origine italienne" confirma-t-il pourtant sans se départir de son sourire, "ma grand-mère était originaire de Toscane". Il ne s'étala pas plus là-dessus, tout comme il ne donna pas plus la véritable raison de ce choix. Il n'avait pas honte de son prénom, quand bien même il ne lui plaisait pas. Personne n'avait jamais fait le rapprochement et il ne pensait pas qu'il soit fait aujourd'hui.
Conuratio écouta la jeune femme parler avec un peu plus de passion et ressentit une certaine fierté de l'avoir assez mit en confiance pour qu'elle s'exprime correctement avec lui. Il aimait bien mettre les gens en confiance, c'était une part de son métier qui lui plaisait beaucoup. Le Maître des Potions avait souvent des relations tout à fait cordiales avec ses collègues ou ses élèves et il n'en était pas peu fier. Il écouta attentivement sa question et y réfléchit pendant un moment. "Je suis d'avis qu'il vaut toujours mieux de connaître la vérité pour faire changer les choses... Mais je suis aussi de ceux qui pensent que l'on n'a jamais finit d'apprendre, encore moins de nos erreurs" expliqua-t-il avec sa moue d'homme qui continuait de réfléchir. "C'est après tout en fermant les yeux que nous protégeons les tristes injustices sans jamais réagir". Il ponctua sa phrase d'un soupir. Venant d'une famille de Sang-Pur, il savait mieux que personne à quel point l'ignorance était quelque chose de dangereux. L'ignorance avait conduit à deux guerres sorcières en Angleterre, et il ne pouvait pas soutenir cela. Le monde des sorciers en avait perdu de suffisamment brillants pour se prévenir maintenant de telles choses. "En ce qui concerne les cours" reprit-il car il n'avait pas répondu dans l'ordre à ses questions, "je pense que Poudlard est une bonne école. Je serais mal-avisé de la critiquer alors que j'y suis employé, mais je dirais qu'il y a un équilibre plutôt cohérent et intéressant entre théorie et pratique".


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MessageSujet: Re: La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]   Ven 29 Déc 2017 - 9:11
Elle ne pu réfréner un sourire lorsqu'il lui confirma être d'origine italienne. Néanmoins, elle était un peu déçue qu'il ne lui en parle pas plus, elle qui voulait tant écouter un long récit sur la vie en Italie, ses paysages, ses gens, sa nourriture... Mais après tout, elle-même n'était pas disposée à s'ouvrir à lui si facilement alors elle comprenait qu'il reste assez vague. Eyrùn retira sa main de celle de son interlocuteur après quelques secondes, ne souhaitant pas s'y attarder. Pas que le contact était déplaisant, la chaleur de sa peau était agréable et réchauffait sa propre main assez froide, mais cela la gênait. Oui, elle était gênée. Gênée de ce contact physique avec cet inconnu. Mais aussi, gênée d'en apprécier la sensation. La dernière personne, hormis sa famille, avec qui elle avait eut des contact physique, c'était Njola. Sa bien aimée Njola... Que pouvait-elle bien faire en ce moment ? Où était elle ? Peut-être avait-elle refait sa vie de son côté, trouvant une belle américaine, ou un bel américain ? Eyrùn eut quelques secondes le regard dans le vide tendis que son interlocuteur terminait de lui parler des cours à Poudlard. Elle revit le visage de sa jeune danoise, et eut un frisson qui lui fit dresser tous les poils de son corps en se rappelant la douceur et la chaleur de sa peau. Elle croisa les bras et recula de nouveau d'un pas, les enroulant autour de son corps dans un geste auto-protecteur en espérant que le maitre des potions n'avait pas vu toutes ces réactions alors qu'elle avait retirée sa main de la sienne. Elle ne pensait pas à mal, c'était une réaction totalement incontrôlée, réaction dût à des émotions et sentiments qu'elle avait encore du mal à oublier. Quel serait son avenir si elle n'arrivait toujours pas à passer à autre chose, à oublier Njola ? Elle ne voulait pas l'oublier, mais si elle pouvait oublier ses sentiments, cela lui rendrait bien service... Alors qu'elle était soudainement perdue dans ses pensée, oubliant presque la présence du professeur face à elle, un grand bruit sourd retentit dans la bibliothèque, non loin d'eux, la faisant sursauter et réagir. Dans un réflex de défense elle sortit d'un geste très rapide sa baguette qu'elle pointa en direction du bruit. Sa posture devenant très droite, le visage haut, le regard dur, posture forte et assurée, contrastant totalement avec l'image fragile qu'elle pouvait avoir au quotidien. Cependant, en voyant qu'il s'agissait d'un élève qui avait fait tomber un livre presque aussi gros que lui, elle soupira longuement et se sentie vraiment mal à l'aise face à sa propre réaction, rougissant violemment en rangeant sa baguette.

-Je... Pardon... A Durmstrang, il vallait mieux être toujours sur ses gardes, elle avait donc développée de très bons réflexes, mais le fait de s'être laissée déconcentrer par ses pensées était la cause première de cette réaction soudaine.
-Je pense que vous devez surement avoir raison... On ne peut s'améliorer et faire changer les choses sans connaitre toute les vérités, même les vérités qui dérangent... La connaissance est sûrement bien plus puissante que n'importe quel sortilège n'est-ce pas ? Une arme qui peut faire le bien, mais aussi le mal... N'est-ce pas ironique ? De devoir souffrir d'une vérité pour apporter la lumière aux autres ?

Eyrùn mit de côté toutes ses pensées qui n'avaient rien à faire dans sa tête à ce moment précis pour se concentrer sur son interlocuteur. Elle le détailla du regard tendis qu'elle s'adossait à l'étagère derrière elle, mettant une distance confortable entre eux. Ses yeux noisettes et son sourire étaient chaleureux, il y avait une certaine douceur qui s'en dégagée. Douceur qui n'était peut-être qu'une façade, ou peut-être pas ? Peut-être avait-il lui aussi des choses à cacher, des blessures. Peut-être qu'il n'était au final pas si différent d'elle... Avait-il ce regard avec tout le monde ? Avait-il toujours cette posture pleine d'assurance, typique d'un professeur ? Peut-être laissait-il tomber la barrière du professeur de temps en temps, tout comme Eyrùn laissait apparaitre ses faiblesses à ceux qui lui étaient cher, même s'ils étaient peu nombreux. Que se cachait-il derrière cet homme semblant si gentil et doux ? Elle se dit qu'il n'avait peut-être rien de plus que ce qu'il montrait. Comment le savoir ? Elle ne pouvait pas connaître tout et tout le monde, de toute évidence, même si cela la contrariait vraiment. Alors qu'elle croisa à nouveau son regard lors de son observation de son interlocuteur, elle détourna le siens dans un geste gêné, trouvant tout à coup le sol très intéressant... Peut-être devrait-elle prendre ses jambes à son cou maintenant et s'enfuir de honte ? Elle avait l'impression de passer son temps à se ridiculiser face à cet homme... A force, il allait penser qu'elle était totalement dérangée ! Comment pouvait-il savoir ? Savoir que son cœur pleurait chaque jour de solitude... Savoir que son seul échappatoire à sa souffrance était de se plonger dans des livres et dans la pratique de la magie... En ce moment même, elle mourrait d'envie de prendre sa baguette et de se défouler en faisant exploser tout un tas d'objet... Cet éloignement avec ses racines renforçait son mal être, elle allait devoir créer des liens, des relations, si elle voulait passer au dessus de tout ça et en ressortir plus forte que jamais.


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MessageSujet: Re: La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]   Sam 6 Jan 2018 - 13:10
Conuratio, pour avoir été réparti dans la maison des érudits, était un homme qui saluait autant qu'il appréciait la curiosité. Il se plaisait à entendre les questions de ses élèves et de pouvoir y répondre, mais il aimait plus particulièrement encore, se voir poser une colle. En effet, il pouvait dès lors aller se renseigner et lui-même apprendre des choses qui lui plaisaient. Que cette femme soit donc curieuse marquait un très bon point en sa faveur, même s'il ne pouvait pas être certain que si elle avait été à Poudlard, elle aurait été chez les Bleus et Argent. Le Professeur de Potion n'était pas particulièrement étonné de sa réaction face au bruit sourd qui inonda la bibliothèque. Pour connaître Jacek, il savait que les élèves de Durmstrang étaient parfois impulsifs et réagissaient pour bien peu. Il n'était pas compliqué selon lui, de se disputer avec les anciens élèves de l'Ecole de Magie de l'Est. Cette école était suffisamment célèbre pour y avoir éduqué Grindelwad, il ne fallait pas être devin pour deviner que les élèves devenaient de véritables armes en duel. Il offrit un sourire rassurant lorsqu'elle réalisa qu'elle avait réagit pour bien peu, et ne se permit pas de la juger à voix haute. "Les plus belles vérités, Miss, sont celles qui dérangent, et les plus ironiques, celles qui apportent le plus de lumière sur les autres." lui dit-il de sa voix sage. Conuratio aimait autant les conversations profondes que les plaisanteries douteuses sur le calamar géant avec certains de ses collègues. Il lui sembla qu'elle le détaillait et gênée il la regarda baisser les yeux au sol, un peu désarçonné. Il tourna la tête avec la bibliothécaire qui l'observait de cette air sévère de petite mère des peuples, et Conuratio décida qu'il était temps de les mettre tous les deux plus à l'aise : "Que diriez-vous de continuer cette conversation hors de la bibliothèque ? Pour rien au monde je ne provoquerai cette femme-là" plaisanta-t-il en pointant avec son pouce, la femme qui s'occupait de ses livres comme on s'occupait de son boursouf. "Mais nous pouvons aussi en rester là, c'est à votre guise, Miss".


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MessageSujet: Re: La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]   Dim 7 Jan 2018 - 9:17
Il n'avait probablement pas tord. Aller à l'encontre des idées préconçues, ou encore des erreurs passées et cachées, pour apporter la connaissance et la lumière ne pouvait qu'être gratifiant. Il appartenait à chacun, au final, de faire ses propres choix en connaissance de cause. Elle n'aimait pas les binaires, alors pour elle tout n'était pas forcément tout blanc ou tout noir, tout comme quelqu'un pouvait ne pas être totalement mauvais ou totalement bon. Cependant, certains choix en disaient tout de même long sur soi-même, et choisir d'ignorer des vérités dérangeantes telle qu'elle venait de découvrir ferait d'elle quelqu'un de mal intentionné. Elle n'était pas cela, elle avait une meilleure opinion d'elle même et voulait au contraire faire le bien autour d'elle. A quelques exceptions près si nécessaire... Elle éliminerait sans aucun remord le moindre obstacle qui se dresserait devant elle ou la moindre menace. Et cela ne lui poserait aucun cas de conscience. Oui, au fond, Eyrùn était bonne, mais avait elle-même sa part d'ombre, du moins, juste ce qu'il fallait.

*Quoi ?!* Pensa la jeune femme, les yeux grands ouvert, totalement prise de cours par la proposition de son interlocuteur. Elle eut un instant de réflexion, ne s'étant pas attendu à ce genre de proposition elle était totalement perdu. Quand était la dernière fois qu'on lui avait proposé de "sortir"? Elle ne s'en souvenait même pas tellement s'était lointain ! Car elle ne rêvait pas, c'était bien cela dont il était question ? "Terminer la conversation ailleurs". Oui, elle avait totalement occulté la partie sur la bibliothécaire, top absorbée par le reste de la phrase. Elle savait très bien que c'était en tout bien tout honneur, après tout c'était un professeur de l'école il n'avait sûrement absolument aucune pensée déplacée ! Mais néanmoins, cela resté un homme qui lui proposait de sortir d'un cadre bien défini et neutre, la bibliothèque de l'école, pour aller continuer de parler ailleurs. Pas que cela lui déplaise, elle devait bien avouer qu'elle était ravie de cette proposition... Le professeur étant vraiment gentil et semblait être un érudit, elle appréciait les érudits. Parler avec lui était agréable, et puis cela lui permettrait de consolider cette rencontre pour le moins... Spéciale. Elle devait saisir chaque opportunité, quelle qu'elle soit. C'était un homme bon, pourquoi lui dirait-elle non ? Il lui proposait pourtant un échappatoire... Mais elle n'était pas lâche. Une fois qu'elle eut mit de l'ordre dans ses (nombreuses) pensées, elle lui répondit d'une voix très timide et peu assurée, presque tremblante.

-Oh... Eh bien, oui, d'accord. Mais je... Devoir passer à ma chambre rapidement. Peut-être pourrions nous nous retrouver dans le hall dans une demi-heure ? M'autoriserez vous à vous offrir une bière au beurre à Prés-au-Lard ? Pour m'excuser de vous avoir bousculé et remercier pour votre.... attention ?"

Elle sentait le feu envahir ses joues et ses mains étaient moites tendis que son cœur battait beaucoup trop vite à son goût. Tout d'un coup elle se sentait très honteuse et avait du mal à tenir en place en plus d'être dans l'incapacité totale de le regarder. Elle devait être relativement ridicule et elle commençait à comprendre à quel point elle n'était pas douée pour les relations social... Mais le fait qu'elle aille au delà de sa peur et lui propose d'aller boire un verre, c'était déjà un grand pas en avant.


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MessageSujet: Re: La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]   Sam 13 Jan 2018 - 11:43

Conuratio n'était pas de ce type d'hommes aux travers de pervers narcissique, qui aimait mettre mal-à-l'aise chaque personne qui avait le malheur de croiser leur chemin. Non non, Fawley était un homme amical et compréhensif, qui ne désirait absolument pas gêner qui que ce soit. Pourtant, il semblait que ls coutumes islandaises soient réellement radicalement différentes de celles des anglais, puisqu'elle sembla horrifiée de sa proposition. Les yeux ainsi grands ouverts, elle lui faisait un peu de peine, parce qu'il pensait au contraire que sa gentille proposition allait la dérider et la faire se sentir plus à l'aise. Comme il n'était absolument pas certain que revenir sur sa décision, ou même parler allait l'aider à se sentir mieux, il s'enterra dans un silence affligeant le temps qu'elle réfléchisse à sa réponse. Il ne se rappelait pas avoir rencontré quelqu'un comme cette jeune femme. Son sourire généralement sincère et profond, aidait tous ses interlocuteurs à se sentir bien en sa compagnie, qu'ils soient élèves ou professeurs. Il se rappelait des conversations avec James, des autres avec Elisabeth, de celles aussi, plus animées avec l'héritière Yaxley. Vraiment, la jeune femme échappait à tout le contrôle qu'il essayait d'imposer à la situation. Elle commença à balbutier quelques mots, et il étira son sourire dans l'espoir de la calmer réellement, cette fois-ci. Une bièraubeurre était plus que ce qu'il pouvait imaginer, et comme il ne disait jamais non à une petite sortie à Pré-Au-Lard, il lui répondit tout naturellement : "Avec plaisir, Miss. Je serai dans le Hall dans une demi-heure". Pour couper court à son malaise, il se recula et retourna auprès du bureau de la bibliothécaire prendre les livres qu'il lui avait demandé de mettre de côté la veille, sur l'art et la manière d'utiliser correctement l'essence de dictame.


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MessageSujet: Re: La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]   Sam 13 Jan 2018 - 15:22
Elle le regarda se reculer, lui adressant un grand sourire chaleureux, puis s'éloigner et se diriger vers la bibliothécaire. Malgré ce sourire qu'il lui accordait, cette chaleur qui se dégageait de cet homme, elle se sentait mal et prit une minute pour s'adosser à l'étagère et reprendre ses esprits. Pourquoi réagissait-elle ainsi ? Il était normal de sortir avec des gens, elle le savait. Même si les Islandais étaient souvent perçu comment étant des gens froids car ils ne s'ouvraient pas facilement aux étrangers et étaient "difficiles d'accès", ils ne rechignaient cependant pas toujours à sortir avec des amis. Même si ce professeur n'était pas ce que l'on pouvait appeler un ami, du moins pas pour le moment, il n'y avait aucun mal à sortir boire un verre avec lui. Elle n'avait pas à se sentir coupable de la sorte. Elle n'avait aucune raison de réagir ainsi... Que penserait Njola de savoir qu'elle s'apprêtait à payer une bieraubeurre à un homme ? Et pourquoi fallait-il qu'elle ramène tout à Njola ?! Elle s'en voulait intérieurement, elle s'en voulait que ses sentiments amoureux pour une fille qui l'avait abandonnée pour partir loin d'elle ne deviennent toxiques et la fasse réagir de cette façon avec un homme qui semblait adorable et chaleureux. Peut-être devrait-elle lui parler, lui dire qu'elle était désolée de son comportement distant et lui en expliquer les raisons ? Ainsi il ne la prendrait plus pour une fille dérangée... Elle se promit intérieurement de faire son possible pour que cette sortie soit des plus agréables pour son... Comment pouvait-elle l'appeler ? Son compagnon ? Non. Son interlocuteur ? Pas vraiment. Cet ami en devenir ? Cela semblait convenir. Elle voulait lui montrer que les islandais aussi savaient êtres chaleureux et agréable, tout comme lui. Elle reprit ses esprit et se décolla de son étagère pour quitter rapidement la bibliothèque et regagner sa chambre, souhaitant se changer pour l'occasion et être présentable pour cette première sortie avec un homme en ... 8 ans. Pas étonnant qu'elle était mal à l'aise... Mais elle avait un bon pressentiment, tout irai bien... Du moment qu'elle oubliait Njola.


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MessageSujet: Re: La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]   
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La douleur de la connaissance [Eyrùn / Conuratio]
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